-Acouche.
Ça y est, nous y sommes. Charlie évite mon regard et je ne peut m'empêcher de penser au pire.
-Ta mère a appeler...
-Oui, ça je sais.Je m'étonne même de ma propre voix, elle ne tremble pas mais à l'air plutôt agressive.
-Ok, mais tu ne me coupe pas.
-Putain Charlie!
-Oui oui... Alors, *je la voie prendre une grande inspiration avant de me balancer d'un trait:* hier soir y a eu un incendi chez toi. Vue que Louis dormais et qu'il peu pas courir vu son âge, Angélique est allée le chercher et elle est partit dehors comme il faut le faire quand il y a le feu. Arrivée dehors, elle a rejouin ta mère et Baptiste mais c'est là qu'ils se sont rendus compte que Amélie manquait à l'appel...Et elle s'arrête là. Sans rien ajouter de plus comme si la suite était évidente. Ma respiration n'a plus rien de calme et ma voix, moins sûre que jamais, tremble en ajoutant:
-Elle......
-Non!s'empresse de rectifier Charlie. Elle dormais et donc Baptiste est remonter pour aller la chercher... Sauf que le feu avait eu le temps de grandir... Tu te souviens ce qu'ils ont dis aux infos l'autre jour? Qu'étant donné la sècheresse, les feu de forêts sont de plus en plus grands, de plus en plus rapides et de moins en moins contrôlables. Donc, quand ce feu a entouré ta maison, Baptiste et Amélie étaient encore à l'intérieur. Ta mère a pris Angélique et Louis et les a emmenés sur la route, près du restaurant pour appeler les pompiers... Ils sont arrivés 3 minutes plus tard vue qu'ils avaient déjà été prévenus par le propriétère du resto. Quand ils sont resortits de la maison avec deux silouettes affalés dans leurs bras, ta mère a tout de suite tilter: ils se sont fait avoir par la fumée.Elle peine maintenant à avaler sa salive, comme si elle allait donner l'ordre de lenser des bombes nucléaires sur Paris afin de tuer le plus de gens possibles.
-Ils ne sont pas morts. Ton beau-pere est dans un état moins critique que ta demie-soeur. Elle, elle est... dans le comat.
Ses mots me tuent. Littéralement.
Je me laisse tomber en arrière sur mon lit mais me prend le mur qui manque de peu de m'assomer. Merde.-Baptiste est juste choqué. Ils sont tous les deux à l'hôpital de Toulouse parceque Rodez ne pouvais pas garantir à 100% la survie de ta soeur.
Mais je ne m'effondre pas comme je l'aurais cru. J'ai envie de vomir mais j'ai déjà tout donner... Notre corp est fait à 80% d'eau? Je doute qu'il ne reste ne seraisse que 1% dans le mien. Ma tête tourne, et j'ai un mal de chien à dechifrer le dernier mot de Charlie: désolée.
Non, elle n'a pas à être désolée, si ma soeur est mourante, c'est entièrement de ma faute. Si j'avais été là-bas, Angélique se serais occupée de Louis et moi j'aurais pris Amélie. Comme ça, Baptiste n'aurais pas eu à retourner la chercher et ne serais pas entrein de se dire que sa fille est mourante par sa faute. Si quelqu'un est fautif dans cette histoire, c'est moi.-Non Mélanie, ce n'est pas ta faute, ne dis pas ça.
Venais-je d'entendre cette phrase? En relevant la tête pour observer Charlie, je vis ses joues toutes cramoisies par les pleurs. Elle me regardait d'un air de dire "pourquoi toi?".
-Alors, on fait quoi maintenant?
Cette question avait parcouru ses lèvres sans même qu'elle s'en rende compte.
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Si j'étais moi
Roman d'amourUne fille, un mur de photographies, des pensées et... lui... Elle n'aurait jamais due aller au lycee ce jour là. Mais elle y est aller et désormais, c'est trop tard. Il va falloir vivre avec ça...