JOURNAL INTIME: "UN AMOUR IMPOSSIBLE''

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                      3.

-Isa? Ne me dit pas que tu comptais repartir?

Une voix légèrement rock m'interpella aussitôt derrière moi. Comment pouvait-il savoir que c'était bien moi? Vu que je faisais dos à l'entrée.

-Non, non.

Une fois retourné vers lui, j'avais quand même su répondre. Et oui, il était bien réel comme dans les photos, juste un peu plus élancé que ce que je supposais. Dans les environs d'un mettre quatre-vingt-cinq, il avait tout pour plaire. Y avait pas de doute, son t-shirt en polo bleue marine, était un peu rehaussé vers le coude; et laissait apparaître son torse robuste dégagé à travers ses boutons minutieusement entrebaîllés. En plus de ce jeans velour cendre. Je pouvais d'ores et déjà voir qu'il avait vraiment un corps parfait. Dans ma tête, je prenais le plaisir de le déshabiller du regard. J'étais assez curieuse de voir, comment ce corps serait en vrai, sans ses habits.

-Tu en es bien sûre? A te voir, on dirait pourtant pas. Me lança-t-il avec un petit sourire moqueur.
-Attends, tu vas me faire passer une séance d'interrogatoire avant de me faire rentrée?
-Non, pas du tout. Rentre s'il te plaît.

Il m'ouvrit la porte d'entrée. Apparemment, c'était pas un si grand restaurant, toutefois, ça donnait tout compte fait un air attrayant. Et je pouvais même déjà sentir la bonne odeur de la cuisine. Il m'installa un peu plus éloigné des clients qui eux, savouraient leurs plats avec appétit. Les voyant me donnait aussi l'eau à la bouche. J'avais complètement oublié que je n'avais jusqu'à ce moment rien avalé de toute la matinée. L'odeur de tous ces plats m'avait donné une faim de loup.

-Tu as faim je crois?

Quoi, il avait un don de lire dans ma tête ou c'était moi qui pensais plus haut?

-Tu m'as promis un plat copieux donc j'ai pas pris la peine de manger avant de venir. Alors tu as intérêt à ce que, ce plat soit vraiment délicieux.
-Bien, tu me donneras des nouvelles juste après.
-Et maman, tu me la présenteras sans doute non?
-Si tu veux, néanmoins, ca sera pas aujourd'hui. Elle est rentrée juste après avoir quitté l'hôpital pour se reposer.
-Ah d'accord ! Et c'est toi qui s'occupe de la cuisine pour les clients?
-Uniquement s'ils sont si important comme toi. Au cas contraire, non, il y a le chef qui est là à côté.
-Si important que moi? Parce que je le suis?
-Non tu l'es pas. Tu vaux plus que ça. Tu es, comment dire, d'une très grande priorité.

Aaaww! Ces mots me rappela aux stress. Mes mains redevenaient moite. J'aimais vraiment quand il me dit ces choses.

-Hahaha, très flatteur toi! Arrête de me baratiner et fais moi manger. Mais tout d'abord, j'aurai besoin d'utiliser votre toilette.
-D'accord, c'est tout au fond à gauche.
-Merci.

Il faudrait à tout prix pouvoir me contrôler. Je me sentirais bien plus à l'aise s'il arrêtait de me faire du charme. Mais il était si mignon. Il faudrait avouer que j'avais pas envie d'uriner ou quoique ce soit. J'avais juste besoin d'un peu d'air.

-Allô! Alors raconte?
-Dieu merci Milka, tu es là.

Je m'étais dépêchée pour appeler ma meilleure amie, histoire de la fait part d'où on en était. Et aussi, j'avais vraiment besoin d'elle. Si seulement, je pouvais la faire venir. Elle avait cette capacité de me téléguider quand je me mettais à faire du n'importe quoi. Raison pour laquelle, j'avais toujours désiré sa compagnie à celle des autres de l'Université.

-Oui alors dit moi, il est comment? Tu t'en sors? Raconte moi tout.
-Il est si beau, viril et physique. Il est trop parfait. Et c'est ce qui me fait grave peur.
-Peur de quoi?
-Moi, que je craque. J'arrive plus à me contenir. Comme une envie de m'exploser, sauter sur lui.
-Attends, il t'a dit quoi pour être si emballé?
-Justement, il n'a pas besoin de dire quelques choses. La beauté a tout dit.
-Tout doux ma chérie, écoute moi bien, soit pas du tout pressée de le couvrir de baiser. Ça paraîtrait trop facile pour lui. Essaie donc d'éviter les sujets qui seront personnel, qui te feront craqué ou qui auront trait au drague, au romantisme. Et pour bien le faire, n'arrête pas de lui poser assez de question sur lui et cherche toi un sujet banal.
-Okay, mais comme quoi?
-Je sais pas chérie, un truc sans importance.

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