La porte s'ouvrit sur Antoine.
Celui ci ne tarda pas à me rejoindre, fermant soigneusement la porte à clé derrière lui.
Il tremblait, je le voyais bien. Mais il passa outre mon regard persistant sur lui et s'assit à mes côtés.
Et alors que je me retournais pour lui faire face, se mit à fixer silencieusement un point invisible au dessus de mon épaule gauche.
- Tu comptes me dire ce qu'il y à ? Soufflais-je excédée par son comportement pour le moins mystérieux.
- Écoute Kye, ce que je m'apprête à te dire est... Très, dur à digérer je le conçois, mais, s'il te plaît, je t'en pris... Ne rend pas les choses plus difficile qu'elle ne le sont. Murmura-t-il dans un ultime effort. Sa voix était si faible... Que pouvait il bien se tramer ?
- Je sais... Je sais que c'est dur à avaler je...j'y crois pas moi même. Reprit le brun d'une voix pour le moins chancelante. S'il te plaît, je te demande de ne pas crier, de ne pas... Réagir trop violemment... Promets le moi.
-Je te le promets ! Sur tous ce que j'ai ! Dis moi, vas y, s'il te plaît, je t'en supplie ne fait pas perdurer le mystère...! M'emportais je.
Antoine inspira un grand coup et puis, affronta enfin mon regard avec toute la neutralité qu'il eût pu posséder. Néanmoins son regard sombre trahissait une lueur de désespoir, encré très profondément dans son âme
-trop profondément ? Que c'était-il donc produit en mon absence ?-Et bien voilà... Maman a fait une tentative de suicide. Déclara-t-il d'une voix blanche et trop peu réactive à mon goût.
Mon cœur rata plusieurs battements d'un seul coup. Je me sentais hyperventilé alors qu'une impression de vide envahissait soudain mon âme.
- P-pardon ? Fit une voix faible dont la tristesse semblait ronger. Cette voix, c'était... La mienne ? Semblable à celle de mon aîné elle était éteinte.
- Tu rigoles n'est ce pas ? Face à ces mots le brun se braqua alors que la détresse que je pus lire dans son regard sembler me dire: "est ce que j'ai vraiment l'air de rire ?".
Alors que toute force me quittait, alors que tous mes membres me lâchaient je sentais la vie et le bonheur désertaient mon corps. Tandis que je me laissais tomber dans le vide mon frère me rattrapa de justesse avant d'enfouir de lui même ma tête dans son cou.
- K-Kyara... Tu peux pleurer si tu veux, je suis là... Me susurra-t-il à l'oreille avant d'entourer mon corps de ses bras.
Je n'arrivais pas à lui rendre son étreinte. Je n'arrivais pas à pleurer. À bouger. À parler. J'étais juste, paralysée, comme un bloc de glace abandonné sur la neige. Néanmoins, une question me tenaillait, une seule me tenait en éveille et fit réagir mes membres en un soubresaut :
- Mais, elle est toujours vivante n'est ce pas ?
Antoine ne bougeait pas. Il n'avait pas réagi, pas répondu à ma question.
Je décidai alors avec les seuls force dont posséder encore mes bras de poser la paume de ma main sur son torse.
Je découvris avec horreur que son cœur s'emporter sous cette couche de peaux épaisse qui le recouvrait. Pataugeant dans des litres de sang, son cœur se débattait, hurlant de lui même une douleur dont seul le regard de mon aîné voulait bien me transmettre jusqu'à lors.
Cela ne voulait dire qu'une seule chose... Sa grimace ce voulant sourire à l'entrée... Son discours avant de me dévoiler la vérité... Cette manière qu'il avait de vouloir me cacher ses émotions...
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La voix dans ma tête.
Ficción GeneralLorsque tout va bien et que tout est trop calme, ne craignez-vous pas qu'un danger rôde ? Lorsque toute votre vie frôle la perfection d'une manière si excessive qu'elle en deviendrait presque effrayante, ne craignerez-vous pas le pire? En dépit d'un...