3 mois plus tôt

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La boîte de nuit était plein à craquer, Anna accoudée au comptoir admire les danseurs. Son verre à la main, elle scrute tel Terminator dont l'il aiguisé les corps qui se trémoussent. Celui des femmes plus particulièrement. Ce soir elle ne rentrera pas seule. Cela ne lui arrive jamais, ou alors c'est qu'elle le veut bien.

Un effleurement, l'odeur d'un parfum licoreux, Anna flaire la proie idéale. Un bonsoir prononce la bouche rouge écarlate. Une voix suave qui alerte tous les sens dAnna.

Elle se retourne vers celle qui vient de lui parler. Elle la jauge et la trouve à son goût. Hum, et en plus même pas besoin de faire l'effort d'aller la draguer.

-Bonsoir

-Je vous offre un verre ? continue la voix.

-Pourrais-je savoir quel est le nom de la magnifique femme qui a une si belle voix.

La femme rougit, elle passe une main timide sur la main dAnna et lui répond :

-Lauren et vous ?

-Lauren comme Bacal, jaime beaucoup.

Puis Anna, audacieuse avance son visage vers celui de Lauren, soulève ses cheveux délicatement et lui chuchote son prénom en prenant soin de souffler sur sa nuque. La jeune femme frissonne à son contact.

Puis le regard voyeur Anna passa en revue les atouts de la jeune femme. Elle lui sourit, d'une séduction exacerbée par l'enjeu de mettre cette femme dans son lit.

-Merci pour le verre, mais je n'ai pas soif cependant j'ai très faim

La jeune femme se serre plus près d'Anna, qui l'enlace. Ces deux-là se sont compris et une nuit torride les attend. Anna en est certaine.

-Viens, dit Anna sûre d'elle, en entrainant Lauren vers la sortie.

La jeune femme la suit bien volontiers et joue des coudes pour se faufiler entre les danseurs.

Main dans la main, elles sortent dans la rue où dans un bond Anna attrape Lauren, la colle contre le mur et l'embrasse fougueusement. L'autre, une main dans les cheveux dAnne, s'agrippe à elle, leurs lèvres collées se dévorent et se lâchent pour mieux se reprendre.

Arrivées dans l'appartement dAnne. Elles se touchent, s'embrassent, se caressent en effeuillant lautre. A chaque pas, tout chamboule, une lampe, un tableau.

Anna prend Lauren dans ses bras, elle la porte et d'une main débarrasse la table. Le fracas ne les perturbe pas, allongée sur la table Laurenne gémit. Les mains d'Anna passent le long de ses cuisses. La petite jupe est déjà tombée dans l'entrée, elle passe ses longs doigts sous la petite culotte de Lauren qui frissonne à leur contact. Anna découvre de ses lèvres la douceur de la peau de Lauren, tout en effleurant son sexe. Lauren se cabre, excitée par les douces caresses et cherche la bouche de son amante dun soir. Cest dans le lit quelles termineront leur ébats.

Le sommeil les envahit après une nuit ardente qui avait étanchée leur envie. Elle les lassa éreinter et courbaturer mais satisfaites.

Lauren la regardait. Elle avait eu le coup de foudre et la contempler en pleine lumière était un bonheur sans nom. Lauren était ce genre de femme qui tombait facilement amoureuse et cela lui avait déjà causé des désillusions. Et avec Anna, ce ne sera pas facile. Elle avait posé les règles, pas d'attache juste passer du bon temps. Lauren avait consenti, elle désirait tellement Anna qu'elle aurait tout accepter. Et puis, elle s'était dit que la jeune femme ne pourrait pas lui résister. Elle saurait se rendre indispensable.

Anna se réveilla comme si elle avait senti le regard insistant de sa compagne d'un soir.

-Bonjour toi !

-Salut, ça fait longtemps que tu es réveillée ?

Lauren fut quelque peu désappointée par la réponse et le manque de tendresse. Rien pas même un baiser, elle se serait contentée même d'un regard. Mais rien, pas la moindre attention, le moindre geste tendre. Anna s'était levée et en se dirigeant vers la cuisine, elle cria à Lauren :

-Tu peux prendre une douche si tu veux avant de partir. Et tout aussi naturellement elle continua. Thé ou café ?

Anna n'était pas du genre à faire des minauderies. C'est une femme indépendante qui comptait bien le rester longtemps. Elle ne croyait pas aux romances ni à lamour exclusif. Elle croquait dans la vie, profitant au jour le jour des moments de voluptés avec des partenaires toujours différentes. Aussi, avec elle tout était clair, elle ne voulait surtout pas s'enticher de quelqu'un. Mais mettre une femme différente dans son lit tous les soirs.

-Ah mais c'est dimanche on ne peut pas faire un truc ensemble, proposa Lauren.

Anna se retourna en ôtant les bras qui venaient de l'entourer. Elle pensait avoir été claire pourtant dans le taxi qui les avaient emmenées à son appartement. Encore une qui n'a pas compris. Elle détestait ces moments où il fallait faire revenir sur terre ses partenaires dun soir.

-Ecoute ma belle, on a passé un bon moment, je veux bien te revoir de temps en temps. On passe un bon moment de plaisir mais pas plus.

-Mais pourquoi, ce n'était pas bien hier soir

-Si, super même ! je te lai dit, on passe un bon moment, cool, pas de soucis. On peut même se revoir, mais cétait super justement parce que nous n'avons pas d'attache, nous ne sommes pas dans les habitudes. Tu comprends.

Lauren est déçue, mais elle sent qu'il est inutile d'insister et fait comme si elle était daccord. Par contre elle ne compte pas abandonner : Anna sera à elle, elle le sait.

-Ok, on se revoit quand alors ?

-Files-moi ton numéro. Si ça me convient et on se refait une petite soirée. Ok !

Anna savait pertinemment qu'elle ne la rappellerait pas. Cette fille était vraiment trop collante.

-Hm, ok !

-Tiens note le sur le tableau, je l'enregistrerai tout à lheure. J'ai fait du café, du thé. Sers-toi, je vais aller prendre une douche.

Anna et Lauren se séparèrent aussi rapidement qu'elle avait fait connaissance. Lauren essaya bien de l'embrasser mais Anna la tint à distance. Alors Lauren insista encore, elle la plaqua contre la porte de l'immeuble encore fermée :

-Tu m'appelleras

-Mais oui, jai ton numéro

- oui mais si je veux t'appeler, je n'ai pas le tien, allez donnes le moi, fit Lauren avec une moue délicieuse

Anna allait finir par être en retard, et même si elle entrevoit les futurs problèmes. Elle lui laisse malgré tout son numéro.

PS : J'attends vos critiques bonnes et mauvaises, merci.

Pas à pas ( en pause )Où les histoires vivent. Découvrez maintenant