V - Les raisins de la colère - John Steinbeck

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John Steinbeck (1902-1968) est considéré comme un des plus grands écrivains américains, un romancier "tellurique". Ces œuvres ont pour lieux communs la Californie, les classes pauvres, la Grande Dépression (1929-39). Et quoi de plus ordinaire pour un Californien avec de grandes aspirations communistes ? On le considérait dans sa période littéraire la plus florissante comme un écrivain du "réalisme engagé". Mais après la Seconde Guerre Mondiale, sa vision du monde, trop attachée à une certaine époque, est dépassée.

Il n'en reste pas moins un très grand observateur du monde rural de son époque grâce à son contact avec les travailleurs immigrants et les paysans.*

Il obtient le Prix Nobel en 1962 ce qui fait hurler ses contemporains, le considérant comme un auteur "du passé", "limité" dans son incapacité à s'adapter aux changements de la société.

Il obtient le Prix Nobel en 1962 ce qui fait hurler ses contemporains, le considérant comme un auteur "du passé", "limité" dans son incapacité à s'adapter aux changements de la société

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Publié en 1939, Les raisins de la colère reçoit le Prix Pulitzer. Certaines personnes ont conclu que la forme du roman s'inspirait de celui des récits bibliques, notamment les Psaumes, pour l'agencement et le voyage. On note également la présence de nombreux mythes bibliques de manière générale.

I. LA RENCONTRE

J'avais lu un passage du livre dans le premier bac blanc (de première) que j'avais fait. Le passage en question était extrait du chapitre III et portait sur la déshumanisation du travailleur agricole lorsqu'il était amené à se servir de machine. Mais quelle faiblesse de ma part que de penser que ce récit se limitait seulement à cela !

Oui, avec le titre et cet avant-goût je pensais réellement que cela porterait uniquement sur l'agriculture, l'arrivée des machines et, d'une certaine manière, ce n'est pas faut, mais ce n'est pas tout ! Puis, c'était dans un coin de ma tête, une sorte d'objectif littéraire latent qui pouvait donc resurgir à tout instant. Et en jetant un coup d'œil à la liste de lecture de mon frère, pour savoir si nous possédions déjà certains livre, je le vois là, dans les propositions de lectures facultatives (qu'il ne ferra pas, bien évidemment). Je m'en suis souvenu et je me le suis procuré et, très honnêtement, je crois bien qu'il est arrivé au bon moment dans ma vie, un peu plus tôt, et je ne l'aurai pas compris. S'il était arrivé plus tard, j'aurais sans doute pu affiner ma compréhension et mon analyse (et encore, je dis ça, mais j'ai pas pour but dans ce segment de réellement analyser le bouquin). Quoi qu'il en soit, le but de ce court commentaire est de rendre compte de ma lecture en ce début 2019 avec ma sensibilité et mes connaissances de ce début 2019.

Néanmoins, l'intelligence de ce titre de partie, c'est qu'il ne fait pas uniquement référence à ma rencontre avec le récit, mais aussi les rencontres qui se font à l'intérieur de l'histoire. Mais avant toute chose, il est temps pour moi de vous faire le résumé très vague et peu précis de l'ouvrage pour que vous puissiez saisir un peu ce que je raconte. (...en fait, c'est surtout le début...)

Une famille de métayers dans l'état de l'Oklahoma est poussé au départ. Les terres ne leur appartiennent plus et comme des milliers de personnes, ils se ruent vers l'Ouest vers l'or de leur époque : le travail. Avec leur camion et seulement deux conducteurs, douze personnes et un chien s'en vont avec quelques 140$ en poche.

Le carnet de M. Poisson | 2019Where stories live. Discover now