Checkpoint

149 13 1
                                    


Damien passa devant moi aussi rapidement qu'un coup de vent. Une fois à l'intérieur il s'arrêta, je fermais la porte derrière moi et lui fis signe qu'il pouvait continuer.

« Tu ne t'arrêtes sous aucun prétexte. Sauf si c'est moi qui te le dis. Lui chuchotais-je

- Oui mais c'est un prétexte du coup. Il avait un sourire idiot collé sur le visage.

- Tais-toi et avance. Dis-je dans un petit rire. »

Damien descendit les dernières marches qui le séparaient du premier étage.

On entendait des cris, des pleures, sûrement que Walter, car oui cet abruti fini avait survécu, était en train de soigner les blessés.

« Gauche, arque ton dos, tu te tiens trop droit pour un canonnier, ça pourrait être suspect. Je lui chuchotais

- Un canonnier ? T'es sérieux ? S'offusquait-il.

- La ferme et fais ce que je te dis. »

Il s'exécuta, il prit soin en plus de tourner sa tête pour qu'on ne voit pas son visage.

Non pas que se tenir droit soit un problème en général, c'est juste qu'il a une prestance et une posture qui fait un peu trop "second". Voulant le faire passer pour un des canonniers, c'est mieux si il changeait sa posture (En partant de l'idée qu'un canonnier a souvent le dos courbé).

Je le suivais en regardant droit devant moi, on passait derrière la rangée de ceux qui étaient simplement blessés.

Par chance aucun pour l'instant ne se retournaient, espérons que ça dur.

J'entendais mon cœur battre dans mes oreilles tellement fort que je n'entendais presque plus le bruit ambiant, mes muscles tremblaient à cause de l'adrénaline.

« Thomas ! M'apostrophait une voix dans la pièce.

- J...Jean j'ai mis les boulets à tribord, après l'escalier quand tu descends, ah et tu essayes de ne pas tous les faire tomber. Dis-je en saisissant le bras de Damien.

- Je vais essayer. Me répond-il avec une voix plus grave. »

Plusieurs personnes se retournaient vers lui, par chance il n'était que de dos. Malgré ça mon angoisse n'était pas partie. Qui sait, peut-être que quelqu'un l'avait vu, reconnu et au moment venu me dénoncerais au capitaine et je serais pendu. Ma main se posais sur ma gorge.

« Thomas ! Appelait toujours cette voix.

- J'arrive ! J'arrive ! »

J'allais donc vers la personne qui n'était autre que Walter. J'ai bien cru que mon cœur allait lâcher.

Je m'accroupissais à côté de lui, il voulait que je l'aide à soigner les blessés.

C'est bien mignon mais je n'ai pas que ça à faire !

Enfin bon. Je voyais Damien s'engouffrer et disparaître à l'étage d'en dessous.

J'aidais donc le chirurgien, je priais pour qu'il se soit bien caché derrière les boulets.

« Dis-moi Thomas. Commença t-il sur un air qui se voulait plein de reproches. Comment cela ce fait-il que tu n'as rien ?

- Comment ça ?

- Tu es pratiquement le seul à t'en être sorti indemne.

- Et q-qui sont les autres ? Ma gorge se resserra.

La Malédiction du Cobra's HookOù les histoires vivent. Découvrez maintenant