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Stylo à la main, je tentais de coucher sur papier toutes les idées qui me vennaient en tête. Perdu.e dans mes pensées, je n'avais pas vu l'heure filer et m'égara dans un endroit aussi inconnu que familier.

Fermant les yeux, je m'imagine faire parti.e de ce monde, cet univers que j'ai créé de toutes pièces. Cet endroit où jamais personne n'a mis les pieds, même moi, je n'en vois pas le bout.

Comment se retrouver, alors que même l'auteur.e perd pied ? Comme réussir à penser de façon rationnelle, quand on voit la tournure des évènements ?


Une montagne de souvenirs, qu'ils soient bon ou mauvais.
Un océan de rires et une forêt de larmes.
Un mur, brisant la ligne de l'infini. Une boîte, enfermant un sourire, un visage.

Un cri, qui brise un silence criard.
L'envol d'un oiseau de papier, qui s'écrase contre la dure loi de la réalité.

Tout ces petits instants de la vie, regroupés en un grand bazard organisé, selon les envies du propriétaire. Un tiroir si mal rangé, qu'il est oublié, tout comme ce qu'il renferme. Et pourtant, tout est clair, quand on y pense. Comme cette chanson que l'on a écouté il y a longtemps : les paroles restent gravées à jamais.

Mais tout est confus aussi, on ne se rappelle plus l'heure et le jour, seulement de brides de phrases entendues quelque part, un visage inconnu croisé dans la rue. Rien de concret, mais tout porte à croire que ça l'est.

À ne plus savoir si ce que l'on voit est arrivé, ou si c'est une déformation de souvenirs éclatés en mille morceaux, à se rappeler de phrases que jamais personne n'avaient prononcées, on ne distingue plus la différence entre création et réalité. Mais, la réalité n'est-elle pas une création, au final ?

Notre esprit tente, tant bien que mal, de chercher une explication scientifique à tout ce que nous arrive, car il ne supporte pas le surréalisme, le fantastique. Pourtant, nous nous accrochons à un monde imaginaire dans lequel se réfugier, réfléchir, ou simplement flâner. Nous nous cramponnons à des croyances qui n'ont jamais été réelles ailleurs que dans notre tête.

Est-ce si mal ? De croire en quelque chose ?

Bientôt, la banalité de ce qui se passe en nous laisse place à un grand vide. Un vide immense, qui n'attend que d'être rempli de nouvelles choses.

Le cri que nous avions entendu se fait de plus en plus faible, et le mur se détruit lentement. La réalité n'est plus, et l'oiseau vole librement.

Dans ce ciel parsemé d'imagination, nous retrouvons les rêves. Ces images inventées par notre esprit la nuit, mais pas que. Ne vous est-il jamais arrivé de rêvasser en pleine journée ? De vous imaginer un passage de votre journée comme vous auriez aimé qu'il se passe ?
Ce n'est rien d'autre qu'une déformation de la réalité. De la partie émergée de l'iceberg nommé «Désirs».

Instants perdus, oubliés. Moments vécus et ressucités. Fous rires éternels, pleurs éphémères. Un embrouillamini de souvenirs qui paraissent si ordonnés, mais qui ne le sont qu'en apparences.

Embrouillamini dans ma tête Où les histoires vivent. Découvrez maintenant