Chapitre 3 - partie 4

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            Michaël eut plus de problème. Monsieur Brène était de trop bonne humeur et semblait fermement ne vouloir punir personne. Vu l'heure, il fallait qu'il trouve une solution et vite. La première idée qui passerait devrait être efficace. Il regarda tout autour de lui à la recherche de quelque chose d'efficace. Steven mâchait du chewing-gum... non pas suffisant. François se rognait les ongles... il n'en avait plus à ronger. Jean-Marc s'amusait à se tapoter la main avec sa règle... inutile... quoique en faisant un mélange... Il eut soudain une idée. Il déchira un morceau de papier et le mâcha tout en prenant sa règle dans sa trousse. Il prit la boulette de papier de sa bouche, la plaça sur sa règle qui servit de catapulte pour lancer le bout de papier dès que monsieur Brène se tourna pour écrire sa formule sur le tableau. Au bond que celui-ci fit, Michaël comprit qu'il avait tapé juste. Le professeur se retourna rouge de colère.

— Que celui qui...

— C'est moi, monsieur, coupa Michaël.

— Sortez !

— Tout de suite, monsieur.

Il regarda Michaël se lever et se posa des questions quand il vit le sourire qui illumina le visage de son élève. Que pouvait-il bien lui arriver aujourd'hui.

— Ce gosse est fou !

Il n'avait pas réalisé qu'il avait fait la réflexion à haute voix et resta un instant sans parole quand Pierre-Marie lui répondit :

— Depuis le temps qu'on vous le dit !

— Moi, je dirais même plus : il est fou, oui, mais d'Alicia, renchérit Steven en regardant bien droit Natacha.

— Pourquoi tu me regardes en disant ça ? demanda-t-elle.

— Tu n'arriveras jamais à te mettre entre eux deux.

— C'est ce qu'on verra !

— C'est tout vu ma belle ! Entre eux, c'est à la vie à la mort.

— De suite les grands mots.

— Cela vous dérangerait-il si on en revenait aux maths ? intervint monsieur Brène.

— Non, monsieur, répondirent en chœur Steven et Natacha.

— Alors, reprenons.

Quand Michaël arriva dans le couloir, il vit Alicia regarder par la fenêtre. Elle n'avait même pas réagit à son salut, ce qui signifiait qu'elle était plongée dans ses pensées. Il vint se placer juste derrière elle et tout en lui enserrant la taille, la fit s'adosser contre son torse. Les yeux perdus dans le vague, Alicia posa ses mains sur celles de Michaël et lui expliqua ce qu'elle pensait de ce qu'ils étaient en train de faire.

— Tu sais, ça ne me plait pas du tout. En arriver là pour se voir dix minutes. Je ne trouve pas ça top. Je me sens même plutôt mal. Tu acceptes qu'on explique tout aux profs et qu'on s'excuse ?

— Complètement. Mais il y en a un qui ne va rien comprendre.

— Pourquoi ?

— Il m'a vu sorti de cours avec le sourire aux lèvres, et voilà qu'un quart d'heure après, je vais m'excuser. Sans compter que j'ai vraiment lancé un débat, d'après ce que j'ai pu entendre en sortant.

A la sonnerie de midi, ils rentrèrent chacun dans leur classe, prirent leurs affaires et allèrent trouver leur professeur. Michaël et monsieur Brène rejoignirent la classe d'Alicia. Les deux adolescents expliquèrent leur comportement et s'en excusèrent tout en reconnaissant qu'ils s'étaient comportés comme des gamins immatures.

Une vie, une renaissanceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant