Le lendemain matin, au petit déjeuné, Alicia demanda soudain à Céline :
— Tu as le chèque pour les fournitures scolaires ?
— Non. Mais on va à côté de chez moi, non ?
— Oui, je pense que c'est le plus simple, tout est au même endroit.
— Et bien on fera un petit détour par chez moi. Je vais téléphoner à ma mère pour qu'elle me laisse un chèque.
— Bonne idée.
La reprise avait été difficile pour tout le monde. Pendant la matinée, leurs professeurs leur donnèrent la liste des fournitures. A la récréation, elles appelèrent la mère de Céline pour lui demander de laisse un chèque.
Arrivées chez Céline, elles prirent le chèque que Véronique avait laissé sur la table après le coup de téléphone, puis elles repartirent en direction de la grande surface. A peine arrivée, elles rencontrèrent des camarades avec qui elles échangèrent leurs souvenirs de vacances. Une demie-heure plus tard, elles se séparèrent puis les deux jeunes filles firent leurs achats avant de rentrer chez Alicia. Après avoir réparti leurs fournitures selon les matières correspondantes, elles sortirent. Elles étaient fatiguées mais tellement heureuses d'être libres.
Après un jeudi fatigant, elles eurent droit à un vendredi décevant. Les profs avaient commencé leur cours dès le deuxième jour et commencer aussi vite, qui plus est par les maths, c'était vraiment pas fait pour mettre les filles de bonne humeur.
Et ce n'était que le début ! En effet, comme elles finissaient leurs cours à quinze heures le vendredi, elles avaient prévu d'effectuer leur travail scolaire chez Alicia avant que Michaël n'arrive. Fidèle à ses habitudes, Alicia mit le répondeur en route à peine le seuil de la porte d'entrée franchi mais aujourd'hui, le seul message enregistré venait de Michaël qui la prévenait que son épreuve de conduite du permis moto se passait à dix-sept heures trente l'après-midi même et que par conséquent il ne pourrait pas venir, qu'il était navré mais qu'il se rattraperait le lendemain soir. Déçue, Alicia effaça le message et se retourna vers Céline qui la regardait et lui dit :
— Au moins, David te fais de gros bisous mais ma pauvre vieille on est dans la même galère : seules jusqu'à demain soir. Du coup, on va avoir largement le temps de bosser.
— Je te dirais, que je suis tellement dégoûtée que je n'ai même pas envie d'ouvrir le moindre livre. Encore moins celui de maths.
— Je suis bien de ton avis. Alors si on veut pas penser à eux, ce n'est pas en faisant les maths qu'on va réussir à les mettre de côté.
— C'est clair. Qu'est-ce qu'on fait alors ?
— Bah, je ne sais pas. J'ai pas d'idée.
— On est vraiment perdues sans les mecs. Regarde-moi ça, on sait même pas comment s'occuper !
Elle regarda Alicia qui avait les lèvres qui mimaient les bisous, d'un air étonné et lui demanda :
— Mais qu'est-ce que tu fais ?
— Moi ? Rien, pourquoi ?
— Avec tes lèvres ?
— Elles font des bisous dans le vent pour éviter d'être en manque.
— Mais ça ne va pas, toi ! lâcha Céline en rigolant.
— Au moins, elles sont sûres de ne pas oublier comment elles doivent faire. Et en plus, ça aura au moins eut l'avantage de détendre l'atmosphère et de nous occuper trente secondes.
— Ouais, il ne reste plus qu'un peu plus de vingt-quatre heures à occuper, quoi.
— Avec la nuit et les repas, je dirais quatorze heures.
— Bon, maintenant qu'on a repris le moral, on s'y met ?
— Espèce de rabat-joie, va !
— Au moins on sera tranquille une fois que ce sera fait, sans compter que ça va nous occuper et qu'il ne restera plus que dix heures à occuper.
— Bon, d'accord...
Tant bien que mal, elles se mirent au travailler sur la table de la terrasse afin de profiter au maximum des beaux jours tant qu'il était possible. Elles avaient tellement bien réussi à s'y mettre qu'il était déjà vingt heures quand Alicia déclara qu'elle avait faim.
— Qu'est-ce que tu veux manger ? demanda Céline.
— Vu l'heure et mon courage, qu'est-ce que tu penses qu'on se commande une pizza ? On se déplie le canapé et on se goinfre devant un film avec une bouteille de cola et un immense bol de pop-corn. Ça te dit ?
— Ce n'est pas top pour la ligne !
— Peut-être, mais c'est bon pour le moral.
— Affaire conclue !
Samedi matin, Alicia fut réveillée par le téléphone. Furieuse, elle alla répondre. A son retour, elle était tellement heureuse que Céline se réveilla tout à fait et demanda à son amie ce qu'il y avait.
— C'était Michaël. David t'embrasse. Et Michaël a eu son permis moto. En plus, il m'a dit que ce soir c'était tenue de soirée exigée.
La journée passa trop vite au goût des filles. Les dix heures qu'elles appréhendaient et pensaient ne pas réussir à occuper passèrent définitivement trop vite. Essayages de tenues, de coiffures, de maquillage et recherche des accessoires qui allaient avec les robes étaient désormais devenus maîtres mots au sein de la maison.
A vingt et une heures quarante-cinq, elles sortirent de la maison et virent qu'un taxi attendait devant le portail. Visiblement, c'était après elles qu'il attendait. Elles grimpèrent dedans après avoir demandé au chauffeur confirmation de ce qu'elles pensaient déjà.
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Une vie, une renaissance
Novela JuvenilToute jeune fille, Alicia vit sa toute première histoire d'amour avec Michaël. Entre études et quotidien, il ne leur est pas toujours facile de trouver du temps pour eux. Heureusement, Céline et David, eux aussi en couple, ainsi que Christophe, part...