Chapitre 6 - partie 3

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            Fou de joie, après la petite frayeur qu'elle lui avait fait, il sorti la bague de son écrin et la passa au doigt de son amie. Elle passa les bras autour du cou du jeune homme et l'embrassa, puis lui murmura un "je t'aime" empli de tendresse à son oreille tout en pleurant d'émotion.

Après les applaudissements, la danse et les discussions reprirent leurs droits. Michaël glissa à l'oreille d'Alicia qu'il avait un autre cadeau pour elle. Il la prit par la taille, passa par David pour lui laisser les clés de la salle et entraîna Alicia vers les vestiaires. Il lui demanda de fermer les yeux quelques secondes et quand elle les rouvrit, il tenait un casque noir qu'il lui tendait.

— Ça veut dire quoi ? demanda-t-elle. On s'en va ?

— Oui.

— J'n'ai même pas dit au revoir à Céline !

— Tu ne m'as pas dit que tes parents étaient absents ce week-end ? dit-il en l'enlaçant et en ponctuant chaque mot par un bisou.

— Si, mais...

— Il n'y a pas de « mais ». J'ai déjà perdu assez de temps comme ça. Mets ton casque et allons-nous en, je t'en prie, je tiens plus. J'ai trop envie de t'avoir pour moi tout seul.

— Oui, mais les affaires de Céline sont chez moi !

— T'inquiète, on a tout prévu, David est allé en chercher chez elle avant de venir.

— Effectivement, vous avez été prévoyants sur toute la longueur. Vous n'avez vraiment pas laissé la moindre place au hasard.

— Tant qu'à faire les choses, autant le faire bien, non ?

— C'est sûr.

— Allez, mets ton casque.

— Mon casque ? Je croyais que c'était le tien.

— Et non, vas-y tourne le.

Elle retourna le casque et vit que Michaël y avait fait peindre "bébé" en rouge. Il avait personnalisé le casque à son surnom autant qu'à ses couleurs.

— Décidemment, je suis gâtée ce soir. Je te remercie.

Il la saisit par la main et l'entraîna dehors. Une fois devant la moto, il répliqua :

— Pas autant que moi. Regarde, mes parents m'ont offert une moto pour fêter mon permis et je suis fiancé à la plus belle des créatures. Que pourrais-je souhaiter de plus ?

— Que ta mère n'entre pas dans une colère monstrueuse en apprenant que tu m'as demandé en mariage et que j'ai accepté.

— T'inquiète pas pour ça, c'est réglé. Elle est même venue avec moi pour choisir la bague.

— Ce n'est pas vrai !

— Et si.

— Elle est tombé malade ou quoi ?

— Non. Il faut dire que durant notre séjour chez tes grands-parents, le mariage est devenu une évidence pour moi et que j'en ai parlé à mon père dès notre retour. Tu sais combien il t'apprécie. Et avec le boulot que David à fait sur elle quand on était séparés, à nous trois on a réussi à lui faire avaler la pilule. Je dis pas qu'elle en a sauté de joie mais qu'elle m'a promis de ne plus s'en prendre à toi.

— Oui et bien, sur ce point je ne suis pas aussi confiante que toi.

— Le chantage est un moyen de pression puissant.

— Ça dépend sur quoi il porte. Qu'est-ce que tu lui as dit ?

— Qu'au moindre mot de travers sur toi, je coupais définitivement les ponts avec elle.

— Effectivement, vu sous cet angle, je pense qu'il sera efficace.

— Tu m'étonnes ! répondit-il en rigolant. En selle, allons-y, vite avant que quelqu'un n'arrive. Je te veux pour moi, et vite. Tu m'as trop manqué cette semaine.

Il prit son casque, le glissa autour de son coude et enfourcha la moto.

— Si madame, veut bien se donner la peine de grimper sur mon noble destrier !

— Attend, madame, on y est pas encore. Quant à ton noble destrier, hum, hum il ne vaut pas les miens.

— C'est clair qu'au niveau écologique, il n'est pas au top. Allez, monte quand même.

— C'est bon, j'arrive mais mets ton casque.

— Ça va, ce n'est pas loin.

— Merci, je sais. Mais je t'en prie, fais-moi confiance, met-le sans poser de question s'il te plait. Et puis, si tu me demandes de le mettre, tu dois en faire autant.

La bonne humeur d'Alicia était tombée, le pressentiment qu'elle avait eu quelques mois auparavant revenait, se faisant de plus en plus pesant. Mais elle fut rassurée quand il mit son casque après avoir démarrer la moto. La suite se passa au ralenti. La jeune fille eut l'impression que le trajet avait triplé de longueur...

Une vie, une renaissanceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant