Point de vue de Théo
Aujourd'hui j'ai décidé de me rendre au théâtre. Je n'avais pas revu Maël depuis la fête foraine. Peut-être qui'il répéterait dans la salle de spectacle. Devant l'établissement, un frisson me parcouru, mais je mis cela sur le compte du froid de l'hiver. J'entrais dans la salle d'où on entendait une douce musique. Sans un bruit, je m'installais dans les dernières rangées. Je voyais parfaitement bien le danseur à la tignasse rousse exécuter ses pas sur la scène, avec une perfection magique.
La musique continuait de jouer, mais le danseur s'était arrêté, ses jolis yeux châtaigne dans les miens. Il alla arrêter la musique et je descendis jusqu'à la scène. Je déposais mon manteau et mes affaires sur un siège tandis que la musique redémarrait du début.
Maël s'approcha de moi et prit mes mains pour me lever et m'amener sur la scène. Il se positionna pour danser un slow, et je le laissais faire totalement envoûter par ses yeux. Nous valsâmes lentement. C'était apaisant. Je me laissais bercer par le rythme doux. La tête du rouquin se trouvait sur mon épaule.
- Salut. me chuchota-t-il, me procurant un frisson.
- Salut. répondis-je timidement.
La musique continuait de nous transporter jusqu'à la note finale. Nous ne nous détachâmes pas immédiatement, et lorsqu'enfin nos corps se séparèrent, Maël fuyait mon regard et alla changer de musique.
- Comment tu vas? Lui demandais-je en m'asseyant à coté de lui au bord de la scène.
- Bien merci. Et toi?
- Tu as des cernes énormes. Tu dors bien?
Maël souffla. La fatigue marquait ses traits. Il semblait faible.
- Ne t'en fais pas pour moi.
Alors non! Je ne vais pas le laisser dans cet état. Je sautais de la scène et lui attrapais les mains pour le tirer. Il se laissa faire. Je pris ses affaires et il remit son manteau. Maël ne dit rien se contentant de garder son visage fixe sur le sol. Nous arrivâmes chez moi rapidement. Ma mère était à son cabinet alors nous serons tranquille. Je l'emmènais dans ma chambre et la lui prépara. Il s'assit sur le lit épuisé.
- Merci mon étoile.
Je fus surpris de ce surnom. Lorsque je me retournais vers lui, il dormait déjà.
Sans bruit, je retournais dans le salon. Une heure plus tard, Maël dormait encore. Mon telephone sonna et je décrochais.
- Salut Théo !
- Salut Hugo, comment tu vas?
- Bien et toi?
- Très bien merci.
- Est-ce que maman est là ?
- Non elle est encore à son cabinet.
- D'accord. Je rappellerai plus tard. Sinon, tu vas bien toi? Tu gères depuis l'accident?
- C'est très dur. Mais ça va. On fait tout pour que je me sente bien.
- Si tu as des soucis, n'hésite surtout pas à m'appeler je serais toujours là pour mon petit frère chéri.
- Merci Hugo.
- Allez bises. Dis à maman que je rappellerai demain dans la journée.
- Salut prend soin de toi.
Je raccrochais les larmes aux yeux.
- Ça va?
Je me retournai vers la personne qui venait de s'exprimer. Maël avait encore de petit yeux d'une personne qui vient de se lever.
- Désolé si je t'ai réveillé. Tu veux boire ou manger quelque chose?
Maël acquiesça de la tête tout en se frottant les yeux du revers de la main. Il descendit les dernières marches et entra dans la cuisine juste derrière moi. Il s'installa sur un tabouret devant le plan de travail. Je lui fit un chocolat chaud, qu'il but comme un petit enfant. Malgré moi, je le trouvais attendrissant.
- Tu es sûr que ça va? Demanda t-il en me regardant dans les yeux.
- Oui ne t'inquiète pas. Et toi? Bien dormis?
- Oui. Merci de m'avoir accorder ton hospitalité.
Il baissa la tête sur sa tasse, et une mèche tomba sur ses yeux. Sans réfléchir, je la replaçais derrière son oreille. Son visage prit rapidement une teinte plus rouge, et cela fit affluer une centaine d'émotions en moi. Je me figeais sur place. J'allais faire une crise devant lui. Ma respiration commençait déjà à se couper. Voyant ma détresse, Maël fit le tour du plan de travaille et vint me prendre dans ses bras. Il me berçait alors que ma respiration redevenait normale. Je me laissais aller contre lui. Une fois que je fus calmer je me détachais doucement de lui.
- Ça t'arrive souvent de faire des crises comme ça?
J'hochais lentement la tête en lui assurant que ça allait.
- D'accord. Je vais rentrer.
Sans le regarder, je lui retins fermement le poignet en lui demandant de rester. Il ne dis rien, il ne bougeait plus.
J'ai l'impression de l'avoir déjà prit dans mes bras pour le consoler. C'est agréable. Maël plaça sa tête sur la mienne en me chuchotant qu'il restait autant de temps que je le voudrais.
Lorsque ma mère rentra vers 19h, nous n'avions pas bouger de notre place près du plan de travaille. Tout naturellement, ma mère salua le rouquin et lui demanda si il mangeait avec nous. Moi je voulais qu'il reste, mais il était déjà rester tout l'après midi.
- Avec plaisir Madame.
- Reste aussi dormir! Tes parents m'ont prévenus qu'ils n'étaient pas chez toi.
Il baissa la tête vers le plan de travail. Je comprenais un peu mieux pourquoi il dormait mal.
- Si Théo est d'accord. Dit-il en rougissant et baissant la tête.
- Bien sur, cela ne me dérange pas. Viens!
Je le prit par la main pour l'emmener poser les affaires qu'il avait redescendu, à l'étage dans ma chambre. Je sortirais le matelas après manger.
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Effet de déjà vue //M/M
RomanceAprès un accident tragique qui lui coûta sa mémoire et son père, Théo va tenter de vivre avec ses anciennes connaissance, et des gens qu'il a connu par le passé. Mais comment oublié un passé dans le quel ont est en permanence confronter? Comment all...