Chapitre 4 : Faiblesse

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L'homme reprenait conscience, sous nos yeux à Aven, à celui qui empruntait le corps de Coal et à moi-même.

En parlant d'yeux, c'était ça qui nous marquait le plus chez lui. Ses sublimes yeux blancs aussi livides que le reste de son visage pâle. Ses cheveux d'un blond céleste étaient balayés sur le côté et finissaient en queue de cheval platine à l'arrière. Une grande cicatrice rendait son beau visage imparfait. Elle allait de son nez jusqu'à se cacher dans son écharpe marron.

Ses vêtements ne faisaient qu'augmenter le charisme providentiel qu'il arborait déjà. L'homme avait une grande et belle armure blanche aux motifs légers. Il portait aussi une grande toge rouge qui amenait un aspect très spécial.

Oui... Cette aura, ce charisme, ce charme, ce corps, cet aspect ... On aurait dit un être divin.

Assit sur son lit de pierre, il balança ses jambes sur le côté pour se tourner. Ses bottes d'acier venaient taper le sol.

Le regard de ce nouvel inconnu passa sur chacun d'entre-nous. Il était empli de quelque chose... qui nous jugeait. Exactement. Son regard reflétait aisément la pensée qu'il avait à ce moment : "Avec quels êtres inférieurs suis-je ?"

Ses yeux inquisiteurs s'arrêtaient sur le blond au milieu. Un rictus nerveux venait s'emparer de son visage.

«-Tu as l'air bien faible, Astr. disait-il. Tu espérais pouvoir m'égaler en choisissant une personne se faisant passer pour un bien pâle sosie de ma personne ?

-Je te retourne le compliment Rasius. Malgré tout ce temps à dormir tu n'es pas du tout en forme. C'est peut-être ça qui te fait encore mal.»

Se moquait le voleur de corps en se touchant le bas de la joue pour désigner la cicatrice. Le sourire supérieur et satisfait de l'inconnu se transforma rapidement en une grimace alors que l'effet inverse se produisait sur son interlocuteur.

Rasius ? Ce nom me disait quelque chose. Mais c'était impossible... Trop de choses se passaient sans que je ne ne comprenne quoi que ce soit. Une fois de plus, je prenais les devants pour en apprendre davantage sur la situation.

«-Bien le bonjour, les coupais-je donc, je me nomme Zaleria. Si vous pouviez avoir l'amabilité de vous présenter, vous m'en verrez ravie.»

Mes quelques mots avaient attirés l'attention de tous sur moi. L'inconnu passa sa main dans les cheveux avant d'expliquer hauteinement qui il était.

«-Vous n'arrivez dont pas à reconnaître un dieu quand il se présente à vous ? Je suis le fantastique, le magnifique, le fantasmagorique, l'unique, l'utopique, le grand ange Rasius.»

Un blanc prit place dans la pièce. À son sourire, il nous laissait réaliser qui il était, persuadé d'être important. Coal ne réagissait aucunement. Moi je cachais ma surprise derrière mon masque de calme.

L'ange Rasius... D'après les légendes il avait aidé à repousser la "Grande Menace de Zustrom" engendrée par des adeptes de Smílìng contre le prix de sa vie. Son nom n'était plus que celui d'un dieu de la guerre sacrifié pour défendre la cause à laquelle il avait dédié sa vie : les plus faibles.

Était-ce bien lui ? Était-ce bien vrai ? Aussi bien ses mots que ceux des personnes qui l'acclamaient. Il ne dégageait absolument pas l'impression que présentait ses histoires.

Aven était subjugué par cette personne qui se tenait face à lui. Un légendaire héros de guerre ? Un être divin ?

«-V-vr-vraiment ? bredouillait Aven.

-Bien entendu. Répondait le prétendu ange. Maintenant, excusez-moi de vous fausser compagnie mais j'ai des affaires à régler.»

Rasius ramena son bras droit contre l'acier de son plastron. Ça agita celui qu'il avait appelé Astr. Il leva sa hache avec force juste au dessus de sa tête.

La Sorcière PandoraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant