𝘋𝘦𝘷𝘪𝘰𝘶𝘴. Un nom synonyme de danger, de désir, et de décadence. Le nom de celui qui lui a brisé le cœur. Livaï n'avait que dix-huit ans lorsque Eren Devious Jäger l'a tromper avec sa sœur. Cette expérience l'a détruit, et il s'est juré de ne p...
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✎ᝰ┆𝘌𝘳𝘦𝘯
Tout en moi vibrait sur le trajet de retour vers le manoir de Vicious. Bébé Ackerman s'était endormie. Je pouvais encore sentir l'odeur de son sexe sur mes doigts, et celle de son shampoing à la noix de coco sur mon T-shirt. Visiblement, ça me retournai le cerveau parce que je me retrouvai à faire quatre fois le tour du pâté de maison à 3 heures du mat, incapable de me résoudre à lui dire au revoir. Tu es grave dans la merde enfoiré, me réprimandait la raison. Tu n'a pas besoin de ça. Tu prend un risque en t'impliquant. Il faut que tu règle l'histoire avec Nina et que tu arrête de boire. Mais il n'y avait aucune place pour la logique dans mon esprit. Il étais entièrement occupé par tout ce qui concernait Livaï Ackerman. Je n'en avais rien à foutre qu'il soit malade et qu'il traîne un paquet de casseroles. Il portait mon blouson de l'équipe de foot du lycée, celui qui avait traîné pendant dix ans sur la banquette arrière jusqu'à ce que je le retrouve en sortant le pick-up du garage. Le T- Shirt de Docteur Tête de Noeud était à sa place : dans une poubelle au milieu de nulle part.
Je me garais dans l'entrée principale du manoir sans savoir quoi faire. Il ronflait si fort qu'on aurait pue croire que je transportait un grizzly. Je n'avais pas la force de le réveiller. Finalement, je pris son corps frêle dans mes bras et le portai jusqu'à l'intérieur de la maison. Il serrait ses tongs entre ses doigts tandis que je parcourais l'étage à la recherche de sa chambre. J'ouvris plusieurs porte jusqu'à tomber sur la sienne. Elle était facile à reconnaître : les murs étaient recouverts de posters des Strokes. Je le mis au lit et le bordai dans ses couvertures comme un bébé, puis je déposai un baiser sur le bout de son nez.
- Au fait, murmurai-je à ma Belle au bois dormant. Je trouve les tongs repoussantes personnellement, mais j'ai quand même envie de te mettre un coup.
Il bâilla, s'étira et marmonna :
- Et moi je te trouve repoussant personnellement, précisément parce que tout le monde t'a mis un coup.
- Bienvenue au club, chérie. On a même des T-shirt.
- Tant mieux, parce que tu as déchiré le mien. Mon sexe se dressa dans mon pantalon en entendant sa repartie, mais ça devrait attendre.
- Exact. Je ne veux plus jamais te voir porter quoi que ce soit ayant appartenu à cet enfoiré, lâchai-je d'une voix rauque.
Je dus me retenir de ne pas cracher son nom. Comment il s'appelait même ? Fernando ? Farlan ? Pas d'importance. Il n'avait plus aucune raison de le prononcer.
- Au secours. Il me tourna le dos et se pelotonna sous les couvertures.
- Je suis bien content de ne pas avoir à te croiser jusqu'au dîner de répétition.