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« Il faut des années pour tous construire

Mais une seule erreur peut tous détruire

Je me suis peut-être mal prise

Car je croyais que c'était le mieux pour nous unir »

                                                        By Awa


UN MOIS PLUS TÔT :

La vielle Aïcha, veuve, dont la vie n'avait pas épargné, venait de finir sa prière de Fajr (prière de l'aube). Elle était rassurée, car maintenant sa fille ainée avait été débarrasser du mauvais génie qui la possédait. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'elle s'était tromper de djinn, et que celui qu'elle avait suspecter était tapis dans le noir dans un des coins de sa chambre, et qui, énervé l'observait.

La vielle sentit en un moment ce regard qui la poussa à se retourner. Cela fut la plus grosse erreur de toute sa triste vie.

À quelque mètre de cette chambre, Assinate priait encore, concentré sur sa tâche, elle n'eut pas entendu le bruit sourd représentant la lourde tombée de sa mère. Qui ne se relèvera plus jamais dans ce monde.

La petite et fragile feuille, qui s'était accrocher de toute ses forces sur la branche, venait d'être emporter à son tour par le vent, et qui finira son parcours sur le sol, non loin de ses racines.

Frison, tremblement, hoquet, pleure, spams, peur ; voilà ce qu'elle manifestait, voilà ce que je lui provoquais.

Cela faisait une journée qu'elle était restée recoquillé sur elle, n'osa pas lever la tête.

Je lui avais tous raconter de ce que j'avais fait. De cet imbécile d'Ismail à sa mère.

J'ai jugé nécessaire de l'amené avec moi alors qu'elle dormait, dans leur ancienne maison, au Caire en Égypte. Cette maison inhabitée depuis dix ans. Dans cette même chambre ou elle m'avait caché et soigné quand j'étais sous forme d'un chat.

Je ne pouvais plus attendre alors que tous ce qui nous faisaient obstacle n'étaient plus. De plus, je n'ai plus beaucoup de temps devant moi. Je pouvais juste la posséder, et c'était fini, mais je voulais au moins qu'elle sache qui je suis, qu'elle m'accepte. Et surtout je ne voulais pas me cacher en elle comme un lâche sans son avale.

Les miens dont je me cache m'ont retrouvé et s'ils m'attrapent je ne pourrai rien, je serai condamné.

Cela me rongeait qu'elle est peur de moi alors que je lui ai promis que jamais de ma vie je ne lui ferrai du mal mais elle ne semble pas me croire, c'est un peu normal après tout ce que je viens de lui raconter de ce que j'avais fait, et surtout après l'avoir révélé mon véritable identité.

Je ne sais pas non plus si elle m'a cru quand je lui ai dit que ce n'était pas de mon intention de provoquer une crise à sa mère. Je voulais juste la mettre en garde de pas se mettre entre sa fille et moi mais il a fallu qu'elle est une peur noire de nous, pourtant je ne lui ai pas montré ma vraie forme. J'étais dans le noir dans un coin, faisant la taille entre le plafond et le carrelage. Ah, je vois, j'aurais dû limité ma taille. Ya elahi ! qu'ai-je fait !

Revoilà encore une autre journée sans qu'elle est changé de position.

C'est en tremblant de tout son corps qu'elle avait essayé de se lever pour prier, sauf qu'il n'y avait plus d'eau depuis dix ans. Mais ça elle ne le saura pas puisque j'avais fait revenir celui-ci, c'était la moindre des choses que je pouvais faire pour elle.

Je savais qu'elle avait besoin de temps pour encaisser, alors je l'avais laissé sans la laissé. J'avais peur que ma famille ne fasse quelque chose de travers. Ils ne sont pas d'accord avec mon choix. Ils n'acceptent pas le fait que je porte une humaine dans mon cœur. Et ils ne sont pas les seuls.

Je ne supportais pas de la voir comme ça, ni cautionner le fait que j'en étais le responsable. C'est pourquoi je suis allé prendre de l'air sans trop m'éloigner.

Mais j'aurai tout bonnement dû ne pas sortir de cette maison. Surtout si j'avais deviné ce qui m'y aurait attendu à mon retour.


JUSQU'OÙ? // RÉÉCRITURE , RELECTURE //Où les histoires vivent. Découvrez maintenant