•• Chapitre 21 ••

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Quelques heures plus tôt ....
Sofia
- Allo, Sofia ? C'est Emma, je ne te dérange pas ?
Il était presque 10 heures quand Emma m'a appelé ce matin. Sa voix semblait légèrement hésitante.
- Non bien sûr que non, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Eh bien... En fait je vais avoir besoin de mon pull rose pâle, tu sais, le tout doux que je t'ai prêté l'autre jour ?
- Oui bien sur, tu en as besoin pour quand ?
- Pour ce soir si c'est possible ...
Je lui ai donc proposé de passer chez elle maintenant, parce que cet après-midi, Antoine devait m'emmener je ne sais où. Après ce coup de fil j'ai prévenu ma mère que je devait passer chez Emma et je suis montée chercher ce fameux pull pour le mettre dans un sac avant d'enfiler mon manteau et mes bottines puis je suis sortie. Dehors, le froid se déposait sur mes joues et au bout de mes doigts tandis que mes pieds s'engourdissaient peu à peu.

- Qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi, dis-je en souriant à Emma quand elle m'ouvrir la porte.
J'ai collé mes joues gelées sur les siennes pour lui dire bonjour, mais aussi pour la faire râler puisque je savais pertinemment qu'elle détestait ça !
- Viens dans le salon au lieu de jouer les sorcières !
J'entrais donc dans l'appartement et, sûrement prévenu par les grognements d'Emma, son père sorti du bureau pour venir me dire bonjour. Il m'a serré dans ses bras comme à son habitude avant de retourner à ses occupations.
Bizarrement, bien que les canapés d'Emma étaient très confortable, c'est toujours sur le tapis, par terre, qu'on s'installait pour discuter.
- Alors, il t'emmène où ton prince charmant ? m'a demandé Emma avec un sourire moqueur.
- Arrête de l'appeler comme ça tu sais très bien ce que je pense de ce surnom ridicule ! Et je n'en ai aucune idée... Je n'ai pas réussi à le faire plier.
- C'est trop meugnon ! dit-elle avec une moue moqueuse.
Je lui ai fais une grimace et ai tenté de changer de sujet :
- Et le nouveau morceau sur lequel tu t'énervais l'autre jour, tu es où ?
- Oh ça ! Je crois que je vais devenir cinglée, je te jure c'est une torture ! Attend, je vais chercher mon violon tu vas voir, enfin entendre le désastre.

Elle est revenue un instant plus tard et s'est installée pour jouer un concerto de Tchaikovsky. Et comme à chaque fois, n'y connaissant pas grand chose à la musique, j'ai trouvé ça admirablement beau.
- Alors ? Tu as vu ? dit-elle avec une mine frustrée.
- Eu... Je t'avouerais que j'ai trouvé ça magnifique...
- Ma pauvre Sofia, tu as décidément pas l'âme d'une musicienne ... Tu n'as pas entendue à quel point c'était mécanique ?
- Hum... Non ? ai-je répondu en haussant les sourcils et en me mordant la lèvre pour le essayer de ne pas sourire.
Elle me regarda un instant et nous sommes partie dans un fou rire incontrôlable. Le genre de fou rire ou si l'une des deux réussi à s'arrêter, et qu'elle voit l'autre rire, c'est repartit !

On est resté assises sur le tapis du salon d'Emma pendant encore un moment et puis, vers midi, je me suis levée pour rentrer chez moi. Je suis passée par le bureau de Laurent pour lui dire au revoir.
- On ne te vois plus beaucoup ces temps-ci ...
- C'est normal, elle est amoureuse ! répondit Emma appuyée dans l'encadrement de la porte.
- Emma ! ai-je répondu en me retournant vers elle alors que je me sentais rougir.
- Oh ça explique tout alors ! me dit Laurent en me lançant un coup de coude.
- Bon... Je pense que je vais y aller ...
- Tu as raison, comme ça Emma pourra me donner des détails sur cet amoureux qui me vole l'amie de ma fille !
Et c'est en riant que je sortis du bureau avec Emma pour aller chercher mon manteau. Je lui ai dit au revoir, avec les joues moins froides cette fois-ci et ai ouvert la porte.
- N'en dit pas trop non plus ! ai-je ajouté avec un clin d'œil avant de refermer la porte derrière moi.

Toujours Sofia, mais cette fois-ci, à son retour du rendez vous avec Antoine. •

- Je suis rentrée ! ai-je crié en entrant.
Étonnamment personne ne me répondit. J'entendis des pas venant de l'étage et je suis montée après avoir enlevé mon manteau et mes bottines. Les bruits venaient de la pièce qui nous servait de bureau. Je suis donc entrée et ai trouvé mon père installé entrain de remplir des papiers. C'était même étonnant de le trouver là aussi tôt, habituellement, il ne rentrait pas du travail avant l'heure du dîner, samedi compris.
- Salut ma puce, je ne t'ai pas entendu rentrer, m'a-t-il dit en me voyant.
- Ça va ? Tu es tout seul à la maison ?
- Oui, ta mère est allée chez ta tante Louisa avec les petits, moi je suis resté pour terminer des dossiers.
- Ah d'accord, bon je vais te laisser travailler alors.
J'ai embrassé mon père sur la joue et suis descendue au salon et je me suis installée dans le canapé où j'ai allumé la télévision tout en répondant un message d'Antoine sur mon téléphone.
Puis je retournais à la cuisine pour me préparer un thé bien chaud, que j'ai emporté dans le salon. La table basse était toujours submergée de papier en tout genres, magazines, dossier appartenant à mon père, publicité.... Mais là quand j'ai déplacé un des tas pour pouvoir poser ma tasse sur la table, j'ai aperçu quelques feuille dont l'en-tête était cette de l'hôpital. Une vague de chaleur m'a envahie, laissant place à quelques frissons. Pensant que c'était des factures datant de l'hospitalisation de Rose, j'ai sortis les feuilles avec l'intentions de les monter pour les donner à mon père. Étonnamment, aucun prix où montant n'était indiquer sur les feuilles. La curiosité à pris le dessus et j'ai commencé à lire. Après un " Madame, Monsieur, " suivis d'un laïus d'une quinzaine de lignes concernant les condoléances que l'hôpital et le personnel ayant entouré Rose nous transmettaient, le discours devenait plus froid, professionnel même. J'ai reposé les feuilles sur la tables basse la main tremblante et me suis enfoncée dans me canapé. Les jambes serrées contre la poitrine, j'essayais tant bien que mal de comprendre ce qui était inscrit là, noir sur blanc. Seules quelques bribes de ce monologue dansaient dans mon esprit....

Holà mes chers lecteurs, j'espère que vous allez bien ! Enfin, le voilà ce chapitre !! Pardonnez moi pour cette absence mais n'allant pas trop bien dans ma tête ces derniers temps je ne parvenais pas à terminer ce chapitre d'une façon correcte...
Bref, dites moi ce que vous en avez pensé en commentaire.
Que pensez vous qu'il y ait d'écrit sur ces fameux papier d'hôpital ?
Des questions à me poser ?
Merci.
Love.

Parce que la solitude rend fou...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant