callmebypau
C'était un matin, elle n'avait pas le courage depuis une semaine de faire ce test. Au fond elle le savait, elle refusait la vérité. Elle avait 2 semaines de retard, les seins douloureux. Puis elle a su, un matin elle a pris son courage à deux mains. Elle n'était pas surprise, mais pleine d'adrénaline pour cette aventure. Elle allait avorter, elle n'était pas effrayée. Ça a duré dix jours jusqu'à l'expulsion. Entre temps elle vomissait, ne pouvait pas manger et se questionnait. Etais-ce un petit garçon ou une petite fille ? Mais elle n'avait pas d'amour pour cette lentille au creux de son utérus. Elle en était détachée, comme s'il ne lui appartenait pas. La curiosité occupe les journées d'attente entre les rendez-vous qui s'enchainent, prise de sang, échographie et rendez-vous sage-femme. Puis vint le grand jour, où elle a été libérée de cette amas de cellule.