Minipoupi
Perdre son nom, quelle drôle d'idée, n'est-ce pas ?
Le perdre suite à la manifestation de pouvoirs caractéristiques de ses ennemis, encore plus étrange, pas vrai ?
En revanche, se faire harceler durant les neuf années qui ont suivi, cela n'étonne pas grand monde... Et puis, pendant les quatre premières années, il est normal de trouver un échappatoire... Le sien, à elle, c'était d'aller espionner ses ennemis s'entraîner, les imiter en cachette, puis rentrer chez elle. Ces ennemis qui ont richesse, pouvoir, habileté, tout. Qui lui ont valu la perte de son prénom.
Mais c'était le seul moyen de survivre mentalement.
Jusqu'à ce qu'un regard échangé ruine tout. Jusqu'à ce qu'un garçon l'empêche de revenir pendant cinq autres années, durant lesquelles elle a été obligée de se forger une carapace et de réprimer une envie devenue passion, obsession. Jusqu'à ce que la prudence s'évapore et que ses impulsions prennent le dessus.
Jusqu'à ce qu'elle croise à nouveau la frontière.
Et qu'elle ne revienne plus.
Sa force mentale compensera-t-elle sa vulnérabilité physique chez ses ennemis ?
Survivra-t-elle au monastère Kuntaï ? À toutes ces personnes qui veulent sa fin, pour tout ce qu'elle représente ?
Et si parmi ses ennemis, elle se trouvait elle-même ?
Le monde n'est plus noir et blanc, mais se noie dans toutes les teintes de gris, passant par toutes les couleurs, notamment le vert olive...