June_Owen
L'amour.
Pour certains, on y trouve des fleurs, des cafés du matin et une douce plénitude qui se love en nous comme la meilleure des confitures.
Pour d'autres, la confitures à depuis longtemps tournée à l'aigre. Mais on continue à s'en gaver, à coups de crises de larmes, de haines farouches et de fiertés bafouées, car même si le sucre est devenu un alcool aigre de fruits pourris et couverts de pesticides, on a beau résister, jeter les pots, tenter de s'y arracher, la cuillère y reviendra toujours.
Parce qu'au fond, qu'est ce qui est pire que d'être accro à quelqu'un ?
Que cette personne soit aussi ravagée et addict que vous.
Allez-y tenter de transformer 15 ans de passions, de fiertés et d'yeux bouffis de chagrins ou d'alcool en un long fleuve tranquille. Plus vos deux affluents se ressemblent, plus les remous seront chaotiques.
On dit que de l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas, on sait que le contraire est vrai aussi.
Maintenant dites-moi, comment fait-on quand on danse sur la limite, et que personne ne semble vouloir couper la musique ?
On tombe. Et on tombe vite. Fort. Et de si haut.
Et on se retrouve parterre, seul, honteux.
Moi, j'ai fuis. Pour laisser tout ça derrière moi, pour oublier. L'oublier, lui.
Et j'aimerais dire que ça à marché.
Je ne suis pas à un mensonge prés, mais celui là serait quand même particulièrement effronté.
Parce qu'elle est là, la vérité : j'ai encore et toujours cette arrière gout, comme un vieux parfum envoutant qui vous colle des frissons, tout en restant élégant et raffiné.
Un mélange indéfinissable de tout ce qui m'a construit avant de me trainer dans la poussière.
Si cela intéresse un parfumeur, j'ai un nom tout trouvé.
Nathaniel Orsen, ou my Darling.