Pretty-Sunrise
Lys, un petit village reculé de l'est de la France, printemps 1940. Les coquelicots bordent encore les champs, les volets claquent doucement dans le vent, les cloches rythment les heures paisibles... jusqu'à ce que les bottes allemandes foulent les ruelles. La guerre, qui jusque-là semblait lointaine, entre sans frapper.
Marie a seize ans. Une adolescente comme tant d'autres, avec ses rêves, ses rires, ses insouciances. Mais les chars ont écrasé l'insouciance. Dans la vieille maison de pierre qu'elle partage avec sa mère et son petit frère, deux soldats allemands sont logés par ordre du commandement. Deux visages jeunes, étrangers, en uniforme, qui ne rient jamais vraiment. Deux hommes qui apportent le trouble, la peur... et quelque chose d'inattendu.
Je ne savais pas encore si c'était de la haine ou du désir, mais je savais que quelque chose avait bougé en moi le jour où il a franchi notre porte.
Tiraillée entre la loyauté envers les siens et cette étrange chaleur qui monte à chaque regard échangé, Marie entre dans un monde où les limites s'effacent. L'ennemi a un prénom. L'occupant un cœur. Mais la guerre ne pardonne rien à ceux qui choisissent l'ambiguïté. Chaque geste, chaque silence peut condamner.
Ce roman est l'histoire d'un éveil. Celui d'une jeune fille qui découvre l'amour, la peur, la trahison, le courage - tout à la fois. Une romance interdite, une tragédie rampante, une lutte intérieure contre les diktats du bien et du mal, de l'instinct et de la morale. Et si aimer l'ennemi, c'était aussi résister à la haine ?