Liste de Lectures de timabob
2 cerita
"Ton maillot, mon rêve" oleh timabob
timabob
  • WpView
    Membaca 181
  • WpVote
    Vote 9
  • WpPart
    Bab 2
Je te regardais avancer, réussir, briller. Et moi, je t'aime à distance, sans bruit, sans droit, sans espoir.
Le silence de Diaraye oleh timabob
timabob
  • WpView
    Membaca 79
  • WpVote
    Vote 9
  • WpPart
    Bab 7
Chapitre | : Grandir sans choisir J'ai perdu mon père très tôt. Je n'ai pas eu le temps de comprendre ce que ça voulait dire, ni même de le pleurer comme il fallait. Après sa mort, j'ai aussi perdu une partie de sa famille. Ils m'ont rejetée, comme si je n'étais plus leur sang, comme si je n'avais jamais compté. Je n'ai pas grandi entourée. J'ai grandi avec ma mère. Elle était tout ce que j'avais. On dit souvent que quand on a sa mère, on a tout. Mais personne ne parle de ce que ça fait quand l'amour devient lourd, quand la cohabitation devient une blessure quotidienne. Aujourd'hui, ma mère ne me supporte plus. Elle ne me le dit pas toujours avec des mots, mais je le sens dans ses regards, dans ses silences, dans sa façon de me parler. Je vis dans sa maison, pas parce que je le veux, mais parce que je n'ai pas le choix. Je suis là, physiquement. Mais émotionnellement, je me sens de trop. Je marche sur la pointe des pieds dans un endroit censé être un refuge. Je fais attention à ce que je dis, à ce que je fais, à l'espace que je prends. Comme si exister était déjà une faute. Parfois, je me demande ce que j'ai fait pour mériter ça. Perdre un père. Être rejetée par une famille. Et maintenant, sentir que même l'endroit où je vis ne veut plus vraiment de moi. Mais malgré tout... je tiens. Je me lève chaque jour avec un poids dans la poitrine, mais je me lève quand même. Je continue à respirer dans un environnement qui m'étouffe. Je continue à avancer, même quand personne ne m'attend. Je n'ai peut-être pas eu une enfance facile, ni une famille unie, mais j'ai une chose que personne ne m'a encore enlevée : ma capacité à survivre. Et un jour, je quitterai cette maison. Pas avec de la haine, mais avec la promesse silencieuse de me construire un endroit où je ne serai plus jamais de trop.