homonculusnoir
''Dis Papa, il existe combien de mondes parallexistants?
On l'ignore, ma grande. Nous ne connaissons que le notre et l'univers d'Haël.
Seulement deux? On n'en cherche pas d'autres? Pourtant le portail a des milliers de fréquences possibles!''
Il lui répondit dans un rire.
''C'est bien trop dangereux. Tu comprendras quand tu iras à l'institut des lumniasques. Je ne suis pas expert en la matière et j'ai peur de te raconter des bêtises.''
Aujourd'hui qu'elle prête une oreille au vent des souvenirs, cette vieille conversation la fait sourire. Un sourire amer et moqueur.
A quoi bon savoir... combien de ces mondes existe-t-il? La seule chose, fondamentale à retenir, d'après Axelle, c'est la distance qui sépare ces mondes. Tellement plus grande que celle qui sépare sa paume ouverte de la Tsla qui illumine le ciel nocturne, tellement plus obscure que le voile de cette nuit sans étoiles qui s'étend.
Une distance aussi intangible que véritable.
Une distance qu'elle ne pourra plus jamais couvrir.
Elle se souvient de la chute, du fourmillement dans son corps qui disparaissait, qui tombait.
Elle se souvient de la lutte, dans le Néant, pour demeurer, ne pas se perdre, trouver une sortie.
Quand elle ouvrit les yeux, elle n'appartenait plus au bon sens des choses. Elle était perdue.
Où?
Ici.
Ici, où il n'y a pas de portail pour rentrer.
Ici, où l'espèce humaine toute entière lui est étrangère.
Ici, où l'Homo Sapiens Sapiens est un animal de bétail comme tous les autres, où il est un fin met à la table des Sylvss...
( Premier jet)