Chaguy
Ce roman est né dans un coin sombre de ma mémoire. Dans ces zones floues où les souvenirs se mêlent aux cauchemars, où le réel se déforme sous le poids du silence et des regrets.
Léo, c'est moi et ce n'est pas moi.
Il est ce que j'étais, ce que j'aurais pu devenir, ce que j'ai peut-être fui.
Son histoire est un miroir brisé de la mienne, avec ses fissures, ses reflets faussés, ses monstres inventés pour mieux affronter ceux de la vraie vie.
Je me suis grandement inspiré de l'univers du jeu *Silent Hill* cette ville à la fois concrète et mentale, où les paysages changent selon les blessures intérieures.
L'ambiance de solitude, le brouillard, les figures déformées, **tout ça n'était pas que de l'horreur : c'était du symbolisme pur**, un langage de l'âme que je voulais moi aussi apprendre à parler.
Ce texte n'est pas une quête de vérité. C'est une tentative d'exorcisme, douce-amère.
Une lettre ouverte à celles et ceux qui vivent avec des fantômes qu'ils soient passés, intimes, ou inventés pour tenir debout.
Si ce voyage vous a touché, bousculé, ou simplement accompagné un instant, alors il n'aura pas été vain.
Merci d'avoir marché aux côtés de Léo.
Merci d'avoir traversé **Neybarn**.
Et surtout...
N'oubliez jamais qu'on peut sortir du brouillard.
Même quand on ne voit pas encore le soleil.