agathagraal
Il y a des histoires qui commencent par une guerre. Celle-ci commence par ce qui vient après.
Le monde est fragmenté depuis une catastrophe cosmique ancienne appelée le Fragment - un éclatement de la réalité qui a séparé le monde en strates superposées nommées les Arcs. Depuis lors, trois grandes familles gouvernent ce monde fracturé en transmettant leur pouvoir par le sang de leur Patriarche. Dans cet univers, la magie ne vient pas de la lumière - elle vient de la noirceur psychologique, des traumatismes, de tout ce qu'on porte sans l'avoir choisi.
Orah revient de deux ans de guerre avec un corps qui a tout traversé et une volonté qui commence, doucement, à s'effriter. Quand Dukhess - le Patriarche qui la possède sans la reconnaître - lui confie une mission, elle accepte. Pas par choix. Par dépit. Elle doit s'infiltrer à la Basilique, l'endroit le plus ancien du monde, et en rapporter ce qu'il appelle l'Encre.
Ce qu'elle ne sait pas : la Basilique n'a pas d'objet caché. Elle est la carte - et la seule façon de la lire, c'est de porter en soi quelque chose d'aussi ancien qu'elle.
Dans un monde où la puissance se nourrit de ce qu'on a traversé, Orah est l'une des Hmyrrs les plus redoutables de sa génération. Pas parce qu'elle le veut. Parce qu'elle tient debout uniquement parce qu'elle n'a pas encore trouvé de raison suffisante pour s'arrêter.
On m'a appris que j'étais un monstre. Personne ne m'a dit que ça se choisissait.