hanjinz
Mike Wheeler x Will Byers
À New York, deux jeunes hommes évoluent dans les mêmes cercles, traversent les mêmes lieux, partagent les mêmes silences. Ils se croisent plus qu'ils ne se rencontrent vraiment, pris dans un quotidien fait de musique, d'amitiés et de temporalités qui ne coïncident jamais tout à fait. L'un apprend à se libérer d'une relation devenue étouffante. L'autre tente de mettre des mots sur un désir qui a déjà pris trop de place.
Sur quelques mois, leurs trajectoires se rapprochent lentement. Les repères vacillent, les relations se déplacent, et ce qui semblait stable cesse de l'être. Le désir ne se présente pas comme une évidence, encore moins comme une réponse, mais comme une question persistante, insistante. Il s'installe dans la retenue, dans l'évitement, dans ce qui n'est pas dit - jusqu'à devenir impossible à ignorer.
Avant les mots, ce sont les corps qui parlent. Les regards s'attardent un peu trop longtemps, les silences pèsent, les gestes restent suspendus. Une main trop proche, une présence qui trouble, une musique qui prolonge ce qui ne peut être formulé. Ils ne sont jamais exactement au même endroit, ni au même moment, et pourtant quelque chose circule entre eux. Le désir se déplace, s'accumule, s'intensifie dans les interstices, dans ce qui est repoussé ou retenu.
Ce n'est pas une histoire d'aveux rapides ni de décisions nettes. C'est une histoire de corps qui réagissent malgré eux, de regards qui laissent une trace, de présences qui continuent d'exister même en l'absence. Le désir n'est jamais déclaré. Il s'impose, lentement, jusqu'au moment où ne plus l'affronter devient plus difficile que le laisser exister.
(cover temporaire)