Un monstre.
Qui respire en moi.
Se nourrit de moi.
Vit à travers moi.
Un monstre avec lequel je dois cohabiter dans un corps. Chaque jour. Chaque putain d'heure qui passe. Et jamais je n'arriverai à m'en défaire.
Car il est en moi.
Il est moi.
Comment vivre dans la peau d'une meurtrière en deuil quand même la mort ne vous mérite pas ?
La réponse : succomber à toutes les folies.
Brutale floraison d'un instant qui flamboie,
Donne à l'affamé clandestin
Qui cherche dans la nuit la rime d'une joie
Le mépris souriant de l'idéal festin
Et l'oubli du bonheur lointain !