Anoline
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On parle souvent de "revers de la médaille" quand on parle de notoriété. On imagine les rageux, la pression, ce genre de choses.
Le revers de ma médaille à moi, il sort bientôt de prison.
Mon père estime qu'il est responsable de ce qui s'est passé, et depuis, je vis en cage. Le dicton "les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés" est parfait pour lui. On aurait tendance à croire qu'un psychiatre saurait exactement ce dont son enfant a besoin après un traumatisme.
Mais non.
Lui il préfère claquer l'argent sa retraite pour me faire surveiller 24 heures sur 24 par des gardes du corps.
Je déteste être suivie à la trace par de vieux types en costume cravate. Ca me donne l'impression d'être une enfant qu'on surveille. Aucun secret, aucune solitude, jamais. Ou que je sois, quelqu'un sait ou je suis. Si j'ai envie de rester une demie heure aux toilettes pour chier, quelqu'un le sait. Si je veux inviter un plan cul chez moi, quelqu'un le sait. Et ce quelqu'un, en général, c'est un inconnu grisonnant dans un costume d'enterrement.
Ces 3 dernières années, j'ai réussi à pousser une dizaine d'entre eux à abandonner ma surveillance, et j'en suis pas peu fière.
Le dernier en date est de loin le plus agaçant qu'on m'ait jamais collé.
Aven, un genre de mur porteur avec autant de conversation qu'une plante verte, et l'horripilante tendance à m'infantiliser.
Je le déteste, mais ça nous fait au moins un point commun. Ma tendance à défier toute forme d'ordre établi lui sort par les narines.
Bref, un fou furieux qui ferait mieux de crever en prison avant d'en sortir, un garde du corps plus que pénible, et moi au milieu.
Thèmes sensibles abordés:
Stalking, harcèlement
Mentions de séquestration passée
Anxiété/Trouble de stress post-traumatique
Violence mentionnée
Langage cru/explicite
Consommation de drogues
Thèmes de contrôle et consentement