Buckichou
Entre eux, ce n'est pas une simple aversion : c'est un jeu du chat et de la souris hyper intense. Roxane a ce regard noir qui darde Fred dès qu'il entre dans une pièce, et Fred a ce sourire arrogant conçu sur mesure pour la faire sortir de ses gonds. Ils se cherchent, se provoquent, s'envahissent leur espace personnel sous prétexte de se défier. Fred est habitué à ce que tout le monde rient à ses blagues ou cède à son charme ; Roxane le lit à livre ouvert et refuse de plier. C'est précisément ce qui le rend fou. De son côté, Roxane, toujours sur la défensive et portant le poids du monde sur ses épaules, trouve en Fred la seule personne capable d'éveiller chez elle un brasier d'émotions brutes. Il est le seul à capter la vulnérabilité derrière son sarcasme. Quand la haine pure commence à se tordre en désir, c'est chaotique et étouffant. Ce sont des regards volés de l'autre côté de la Grande Salle, des mains qui se frôlent "accidentellement" dans la pénombre, une respiration qui s'accélère quand ils se retrouvent bloqués seuls dans une pièce. Aucun des deux ne veut céder le premier, parce qu'avouer ce qu'ils ressentent revient à poser les armes.