fleurdumaroc
Il se fait appeler musulman.
Mais ses mains sont tachées de sang.
Dans l'ombre, il règne par la peur : trafic, argent sale, violence, morts qu'il ne compte plus. La religion n'est pour lui qu'un héritage vidé de sens, un mot qu'il prononce sans jamais l'incarner.
Jusqu'au jour où un marché est conclu.
Un mariage arrangé.
Une femme offerte pour libérer une famille.
Elle est musulmane. Vraiment.
Droite, silencieuse, ancrée dans sa foi. Elle n'a pas choisi cette union, mais elle refuse de se perdre. Dès le premier regard, elle comprend : elle a épousé un homme en guerre contre lui-même.
Entre eux, il n'y a ni amour, ni tendresse. Seulement la domination, la peur, et une cohabitation étouffante.
Quand elle ose rappeler que ses actes ne sont pas ceux d'un croyant, il répond par la colère. Parfois par la violence.
Mais elle tient. Elle prie. Elle pose des limites. Elle incarne ce qu'il prétend être.
Elle ne le prêche pas.
Elle ne le sauve pas.
Elle lui fait face.
Peu à peu, quelque chose se fissure en lui. Pas par miracle. Pas par romance.
Par confrontation. Par honte. Par vérité.
Ce mariage n'est pas une histoire d'amour.
C'est un champ de bataille intérieur.
Entre le péché et la foi.
Entre le pouvoir et la conscience.
Entre la destruction et la possibilité du repentir.
Et la question n'est plus seulement de savoir s'il l'aimera... mais s'il aura le courage de changer - ou s'il la détruira avant.
𝔓𝔢𝔲𝔱-𝔬𝔫 𝔰𝔢 𝔡𝔦𝔯𝔢 𝔠𝔯𝔬𝔶𝔞𝔫𝔱 𝔮𝔲𝔞𝔫𝔡 𝔬𝔫 𝔡é𝔱𝔯𝔲𝔦𝔱 𝔱𝔬𝔲𝔱 𝔠𝔢 𝔮𝔲𝔢 𝔇𝔦𝔢𝔲 𝔞 𝔦𝔫𝔱𝔢𝔯𝔡𝔦𝔱 ?