Elle_et_moi
Saviez-vous que je ne l'avais jamais vu se détacher les cheveux ? Ils étaient toujours noués en un chignon serré. Je m’égare ; je me perds ; dans un tourbillon de questions ; un tourbillon d ‘émotions ; brumeux et à travers cette brume, j’essaie d’entrevoir ; de comprendre ; de me rappeler. La mémoire me revient, petit à petit. Je me rappelle maintenant :
Je rêvais de la norme, d'un amour passager. Seulement, Il y avait elle, oui : elle. Elle est si belle lorsque je la regarde danser, Son sourire timide.
Je me perds ; je retourne à cette époque où j’étais si proche d’elle en pensant en être si loin.
Les souvenirs s’emmêlent. Il n’y a aucuns liens logiques dans ce que je dis… Aucuns liens logiques dans ce qu’elle m’a fait vivre. Les larmes me montent aux yeux. Non je ne voulais pas l’avouer ; non je ne voulais pas me l’admettre ; « Ca passera ; ça passera. » ; « Je l’admire juste ». Cela me fait du mal de me souvenir ; cela me fait du mal que mon cœur continue à s’accélérer lorsque je me rappelle ; cela me fait mal d’écrire.
Mais alors que des larmes coulent sur mes joues ; la gorge serrer je murmure : « Pour elle. » ; car je ne veux pas oublier et les souvenirs s’effacent encore plus vite que mon passage dans sa vie. Pour ma part, sa rapide présence dans mon existence m’a surement fait grandir. Je commence à avoir mal au ventre ; j’agite nerveusement ma jambe ; je me ronge les ongles de temps à autre. Je comprends maintenant ; ça y est ; c’est le moment. Le moment de dire au revoir à une belle histoire. Le moment de commencer à écrire pour mieux la finir. La finir pour commencer à guérir. Seulement ce ne sera pas son vrai prénom ; pas mon vrai prénom. Je ne veux pas qu’on la reconnaisse ou pire, qu’elle se reconnaisse.
Alors il faut bien débuter quelque part, seulement, les histoires logiques commencent toujours par le début et cette histoire, encore une fois n’était pas logique, alors je ne débuterais pas ce récit par le début, mais par le début de la fin.