Les contes du Voyageur

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WpMetadataNoticeÚltima publicación lun, oct 8, 2018
Tout le monde est là maintenant. Les petits se sont calmés et patientent en silence. Les adultes sont prêts depuis un moment. Les adolescent discutent encore. On le forcerait bien à commencer, mais on a peur qu'il ne raconte rien si on le presse. Il est arrivé en début de soirée. On l'a accueilli sans protester. Dans ce village perdu dans les montagnes, on sait recevoir. Comme seul payement, une histoire est demandée au voyageur... Il sait se faire attendre... Bah, les gens du coin savent attendre. Rien ne presse. Si l'histoire n'est pas finie cette nuit, on continuera demain. Il a posé sa tasse! Il se redresse. Le fardeau sur ses épaules, qui le rapetissait, a disparu, le faisant plus grand. Le silence se fait. Sa voix s'élève. D'abord un murmure, puis plus forte, emplissant la salle. Sa voix s'impose par-dessus les autres sons, attire les ombres pour les faire siennes, pour plonger un peu plus dans l'histoire. Le vent a cessé de souffler, comme s'il voulait, lui aussi, écouter le conteur.
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Chaque pas était mesuré, calculé, un équilibre fragile entre silence et rapidité. Les prédateurs ne manquaient pas. Et ils n'étaient pas tous des bêtes. Son souffle formait de petits nuages ​​blancs devant son visage, et malgré les canapés de vêtements usés qui recouvraient son corps maigre, elle sentait l'hiver s'insinuer sous sa peau, ronger ses os. Elle s'arrête un instant, tendit l'oreille. Rien. Pas un oiseau, pas un craquement. Seulement le murmure du vent dans les branches mortes. Elle connaissait cette forêt. Elle l'avait apprivoisée. Un abri fragile au milieu du chaos, mais un abri tout de même. Elle avait appris à lire ses signes, à sentir quand elle était seule... et quand elle ne l'était pas. Aujourd'hui, elle ne l'était pas. Un frisson coule le long de sa colonne vertébrale. Pas de bruit, pas d'ombre furtive entre les arbres, mais une sensation sourde, une certitude instinctive qu'elle n'était plus la seule à fouler ce sol glacé. Lentement, elle recula, effaçant ses traces derrière elle, jusqu'à atteindre l'orée du bois. À quelques centaines de mètres, dissimulée derrière un enchevêtrement de ronces et de branchages, sa cabane dans les arbres dominait une petite clairière. Son sanctuaire. Elle grimpa rapidement à l'échelle de corde et referma le piège derrière elle, s'accordant enfin un soupir. Ses muscles se relâchèrent, juste un instant. Puis elle se figea. En bas, à la lisière des bois, une silhouette se dessinait dans la brume. Immobile. Un homme. Grand, massif, un fusil en bandoulière. Même à cette distance, elle le savait. Ce n'était pas un pilier affamé. Pas un rôdeur désespéré. Il bougeait trop lentement, trop calmement. Il la traquait. Eilidh venait d'être repérée. Et elle savait que les hommes comme lui ne lâchaient pas leur proie.

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