Docteur Clown

Docteur Clown

  • WpView
    Reads 91
  • WpVote
    Votes 19
  • WpPart
    Parts 2
WpMetadataReadOngoing
WpMetadataNoticeLast published Sun, Mar 4, 2018
-Tu gardes espoir alors que tu es malade ? -Tu as un cancer pourtant. -Tu vas bientôt mourrir. -Plus que quelques jours à vivre p'tit. -C'est bien l'hôpital ? Et mais tu sais, j'ai exactement ce qu'il te faut. Je vais appeler un Docteur Clown*. Je te promet qu'après une journée avec lui tu souriras de nouveau. *Docteur Clown : docteur Clown est une Association basé à Lyon, qui envoie des Clown professionnels dans des hôpitaux pour voir des enfants. Ils s'occupent d'eux, les font sourire, rire, oublier leur maladie. Cette cause est noble et m'a beaucoup plu voilà pourquoi j'ai décidé d'écrire une histoire en l'honneur de ces Clown qui n'ont aucun diplôme de médecine, non, eux, il ne soigne rien de physique. Il soigne quelque chose de presque plus important : le cœur.
All Rights Reserved
#34
psycologie
WpChevronRight
Join the largest storytelling communityGet personalized story recommendations, save your favourites to your library, and comment and vote to grow your community.
Illustration

You may also like

  • La folie ordinaire
  • Coupable d'exister
  • Qui es-tu?
  • Tant qu'on respire (plus ou moins bien)
  • Raviver
  • Secrets enfouis🌟Qui suis-je?
  • Petit corps et âme de conquérante
  • Ma Petite Lune noire - Journal de bord solaire d'un cancer(heur)eux

La folie ordinaire, c'est faire des allers-retours dans des unités de soins qui sentent l'éther et qui forment des microcosmes à eux-seuls. Parce que c'est un large panel de la population qu'on y retrouve, de l'alcoolique chronique à la jeune femme qui s'est défenestrée après avoir vécue les pires atrocités. Les joies de la sectorisation en psychiatrie. C'est partager sa chambre avec une femme de soixante-ans qui souffre autant de dépression que d'ennui, rythmer ses journées au gré des séances avec le psychologues et psychiatres, et ateliers en tout genre, ou Oh ! miracle, avoir le droit de se balader dans le jardin de l'hôpital quelques minutes. C'est surtout cloper, cloper beaucoup, parce qu'il faut le dire, on tourne vite en rond. Et puis la sortie n'est guère plus salvatrice, quand on t'a infantilisé pendant des semaines, avec le repas à dix-huit heures précises et l'appel du traitement à vingt-et-une heure pétante, le retour à la réalité s'avère difficile. Car la folie ordinaire c'est aussi la répétition. L'ordre dans le chaos. Une petite routine bien ficelée, censée contrer toute tentative vaine de ton organisme de céder à ses passions. C'est une lutte perpétuelle contre soi-même, afin de dompter l'indomptable. Et lorsque ton microcosme laisse place à la solitude dans un appartement de 20m2, où aucune infirmière ne siège pour meubler ton vide existentiel, tu deviens ton pire ennemi.

More details
WpActionLinkContent Guidelines