Il existe une maladie bien trop peu considérée dont je suis moi-même touchée qui est très éprouvante à vivre : la dépression. Je ne pense pas que je pourrais décrire ma dépression telle que je la vis car les mots ne sont pas suffisants pour décrire quelque chose d'aussi fort. C'est beaucoup trop d'émotions néfastes, qui se sont emparées de moi en s'ajoutant les unes aux autres et qui m'ont littéralement détruite, anéantie.
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C'est triste à dire mais je me disais qu'il était trop tard pour sauver un être qui existait sans vivre. Quand j'y repense, cette même phrase que j'avais écrite à cette période me brise le cœur car elle illustre combien j'étais effondrée. J'étais seule, livrée à moi-même pour lutter contre tout ce qui était destiné à me guider jusqu'à l'extrême : en finir avec la vie.
Une partie de moi s'est écroulée ce jour là, mais de ses ruines en est née une autre. Celle qui m'a fait comprendre que ce que j'étais en train de vivre était en réalité en train de m'offrir la plus belle des opportunités, que toutes les tempêtes ne venaient pas gâcher mon chemin mais que certaines me permettaient de l'éclaircir ; celle qui m'a permise de réaliser que je n'avais pas besoin de mourir pour renaître, que ce n'était pas cela le bon remède et que cette maladie était insidieuse, invisible et destructrice mais que je pouvais y entrevoir une issue.
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Alors que j'aurais pu mourir, je me suis efforcée de revenir à la vie. J'ai rallumé les étoiles, unes à unes. Désormais, mon seul désir est de prouver à tout le monde que l'on peut s'en sortir. Ce serait l'une de mes plus belles réussites. C'est pour cela que je me suis battue, que je me me bats encore et que je continuerai plus que jamais à me battre car même si c'est affligeant je reste persuadée que cela en vaut la peine malgré la douleur récurrente.