🌹 Entre Dieu, les rêves et la poussière
On dit que la jeunesse est l'avenir du monde.
Mais parfois, j'ai l'impression qu'on oublie de dire que l'avenir peut aussi avoir faim.
Faim de sens, faim d'amour, faim d'un demain qui ne soit pas qu'une promesse creuse.
Ici, en Afrique, on apprend très tôt à sourire même quand le cœur pleure.
Je fais partie de cette génération qui prie, mais qui doute.
Qui rêve, mais qui tombe.
Qui aime, mais qui ne trouve pas toujours l'amour.
On nous dit : "Travaille, Dieu fera le reste."
Mais parfois, le "reste" tarde, et les nuits deviennent longues comme des années.
J'ai connu l'échec. Celui qui te fait baisser la tête, qui t'arrache la confiance.
Quand tu redoubles, tout le monde te regarde comme si tu avais trahi un secret.
Mais au fond, ce n'est pas la note qui fait mal, c'est le regard des autres,
ce regard qui dit : "Tu n'es plus à la hauteur."
Alors tu souris. Tu dis Alhamdoulillah.
Parce que même blessé, tu veux rester digne.
Tu veux croire que Dieu t'a juste mis à l'épreuve, pas qu'Il t'a oublié.
La foi, c'est ce qu'il me reste quand tout s'en va.
Quand je n'ai plus rien, je ferme les yeux, et je Lui parle.
Pas avec de grands mots, non.
Avec les larmes. Avec ce cœur fatigué mais qui bat encore.
Et à ce moment-là, je sens que je ne suis pas seul.
Que même dans la poussière, Dieu me regarde.
Et puis il y a les rêves.
Ceux qu'on garde dans le silence.
Le mariage, l'amour, un toit, une paix simple.
Pas pour impressionner le monde, non.
Juste pour vivre une vie qui ait du sens.
Mais ici, même l'amour devient parfois un combat.
Alors on attend.
On apprend la patience.
On rit devant les gens, mais le soir, la solitude s'assoit à côté de nous.
On lui parle comme à une vieille amie :
"Encore toi ?"
Et elle répond en silence.
Mais malgré tout...
Malgré les échecs, les doutes, les promesses qui s'envolent,
je crois encore.
Je crois en Dieu, en demain, en la beauté cachée de nos douleurs.
Peut-être qu'on n'a rien, mais on a encore la foi.
Et