C'est beau, la nuit.
La nuit, c'est le calme, la paix, la splendeur des étoiles, la caresse du souffle de Nyx sur la peau.
La nuit, c'est l'herbe qui craque sous les pieds alors que nous ne voyons pas à trois mètres, la douce mélodie du vent et du bruissement des chênes.
La nuit, c'est une légère odeur d'alcool, le son des pas qui résonnent sur le macadam mêlé à celui, confus, des rires adolescents ; la fumée des premières clopes, la lumières des réverbères.
La nuit, c'est les insomnies adoucies par un thé à la mûre, passée à écouter la pluie tomber d'une oreille, de l'autre la musique diffusée par son écouteur, à chercher les mots les plus justes, les plus beaux, les jolis mots qui donnera son âme à votre phrase, à votre page, à votre histoire.
La nuit, c'est le domaine des Muses.
Taehyung la plus longue des nuits.
Malheureusement, cette nuit n'était pas sous l'égide des plaisirs doux de la solitude, des violents émois et des légers abus de la jeunesse, encore moins des couleurs, des mots, des sentiments sur la palette d'un artiste inspiré.
Cette nuit, c'était la tempête qui nous submerge, le froid, l'humidité, le noir.
Le noir, le vrai, celui qui n'est point trahi par une lune blanche, ni illuminé par ses paillettes ridicules, et pourtant si émouvantes.
Cette nuit, c'était le désespoir.