L'Héritière Perdue

L'Héritière Perdue

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WpMetadataNoticeLast published Sun, Dec 27, 2020
Un lotus s'épanouissait à la faveur du soleil. D'un blanc éclatant, sans tâche, il naissait de la vase sans en être souillée. Aïko, ses cheveux blonds cascadant sur ses épaules, le contemplait, assoupie par la torpeur de l'été. Le doux clapotis de la rivière Céphise et le chant des grillons la berçaient, jusqu'à la faire glisser lentement dans les bras de Morphée. À peine ses yeux se furent fermés, qu'un éclair lui vrilla les tempes, illuminant le silence des espaces infinis qui l'entouraient maintenant, comme à chaque fois. Et au centre de cette immensité lisse et sans frontière, un point rouge, minuscule mais terrifiant, et qui gonflait, gonflait à mesure qu'elle s'en rapprochait, toujours plus vite, toujours plus fort et le coeur au bord des lèvres, jusqu'à devenir une masse informe, calme et muette, qu'elle redoutait sans jamais pouvoir l'éviter. Elle vit alors les corps innombrables, inondés d'une mare vermeille, ainsi que la silhouette tremblante d'homme se découpant sur l'horizon, penchée sur cette immobilité en deuil. Le sabre immaculé de l'homme attirait toujours son regard comme un aimant, mais c'est surtout sa profonde tristesse qui bousculait son âme, et sans le connaître elle aurait voulu l'aider, car inexplicablement elle le sentait pur. Aïko se réveilla en sursaut, ruisselante de sueur, la respiration heurtée, comme à chaque fois que son invariable cauchemar prenait fin, et depuis lors le paysage avait viré à une imperceptible teinte d'orage, qu'une goutte de pluie sur le pétale du lotus confirma. Le lotus symbolisait la pureté, et bien qu'aucune noirceur ne pouvait l'altérer de son vivant, sa fleur, éphémère et fragile, pouvait mourir avant même d'éclore. Soudain un souffle vif et alarmant susurra dans cette touffeur ce mot troublant: "Aïko, si le sabre chante, auras-tu, Toi, le temps de fleurir?" Alors que de suspense, n'est-ce pas?😉😉 Mais l'aventure ne fais que commencer!! Rejoins-nous vite!
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Chaque pas était mesuré, calculé, un équilibre fragile entre silence et rapidité. Les prédateurs ne manquaient pas. Et ils n'étaient pas tous des bêtes. Son souffle formait de petits nuages ​​blancs devant son visage, et malgré les canapés de vêtements usés qui recouvraient son corps maigre, elle sentait l'hiver s'insinuer sous sa peau, ronger ses os. Elle s'arrête un instant, tendit l'oreille. Rien. Pas un oiseau, pas un craquement. Seulement le murmure du vent dans les branches mortes. Elle connaissait cette forêt. Elle l'avait apprivoisée. Un abri fragile au milieu du chaos, mais un abri tout de même. Elle avait appris à lire ses signes, à sentir quand elle était seule... et quand elle ne l'était pas. Aujourd'hui, elle ne l'était pas. Un frisson coule le long de sa colonne vertébrale. Pas de bruit, pas d'ombre furtive entre les arbres, mais une sensation sourde, une certitude instinctive qu'elle n'était plus la seule à fouler ce sol glacé. Lentement, elle recula, effaçant ses traces derrière elle, jusqu'à atteindre l'orée du bois. À quelques centaines de mètres, dissimulée derrière un enchevêtrement de ronces et de branchages, sa cabane dans les arbres dominait une petite clairière. Son sanctuaire. Elle grimpa rapidement à l'échelle de corde et referma le piège derrière elle, s'accordant enfin un soupir. Ses muscles se relâchèrent, juste un instant. Puis elle se figea. En bas, à la lisière des bois, une silhouette se dessinait dans la brume. Immobile. Un homme. Grand, massif, un fusil en bandoulière. Même à cette distance, elle le savait. Ce n'était pas un pilier affamé. Pas un rôdeur désespéré. Il bougeait trop lentement, trop calmement. Il la traquait. Eilidh venait d'être repérée. Et elle savait que les hommes comme lui ne lâchaient pas leur proie.

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