Le journal D'Eléonor Ruhmann

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WpMetadataNoticeUltima pubblicazione mer, gen 20, 2021
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SAGGISTICA
Je n'ai jamais vraiment cru à la génétique, Pourtant, c'est bien grâce à elle. Qui aurait cru qu'on aurait exactement le même visage, la même morphologie comme elle l'avait prédit. Mais une question me vient, comment pouvait-elle être sûre que j'existerai un jour, comment pouvait-elle savoir que je prendrai soin de son bien le plus cher ? Mais surtout, comment pouvait-elle savoir que j'avais un don sachant qu'elle est décédée bien avant ma naissance ? Bienvenue dans le journal D'Eléonor Ruhmann.
(CC) Attribuzione - Non commerciale - Non opere derivate
#7
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Squash

Si je devais résumer ma vie, je dirais que ce n'était qu'une montagne d'emmerdes qui n'avait jamais fini de s'entasser. Je n'avais jamais cru aux coïncidences ou au hasard - c'était des trucs de superstitieux et je ne craignais personne d'autre que moi -, et j'étais certain que chaque erreur découlait d'un acte qui avait été commis en amont. Dans mon cas, il n'y avait pas besoin d'être un génie - et j'étais quelqu'un de brillant, même si personne ne semblait le reconnaître - pour comprendre que l'irréparable avait été perpétré à ma naissance. Un de mes deux stupides parents avait eu la brillante idée de ne pas me noyer juste après ma venue au monde. J'aurais dû lui en être reconnaissant, sauf que "reconnaissance" ne faisait pas partie de mon vocabulaire. J'étais plutôt du genre à cracher sur la main tendue que l'on me proposait pour m'aider - notamment parce qu'on ne tendait la main aux gens qu'une fois qu'ils étaient au sol et vulnérable. J'étais souvent au sol, et je détestais être en position de faiblesse. Alors, je haïssais tout le monde. Sauf ma soeur. Pas qu'elle ait eu un quelconque aspect physique pour m'amadouer - elle était plutôt du genre banal -, mais parce que lorsque je plongeais mon regard dans le sien, j'avais enfin l'impression de pouvoir me détendre. Reposer et repousser la folie qui encombrait toujours un peu plus mon cerveau. Parce que ça, c'était un fait. J'étais complètement cinglé.

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