Je cours, tellement vite, je veux m'échapper. Il le faut.
La peur se concentre dans mon cœur, l'adrénaline monte et je continue de courir, en esquivant les arbres et les racines au fur et à mesure de ma course. Je tourne ma tête derrière pour voir s'il me suit encore. Je ne le vois pas, pourtant je sens toujours sa présence. Je reporte mon attention devant et ne m'arrête pas de courir, je ne sais pas où je vais mais une chose est sûre c'est que je dois partir d'ici.
Des larmes de peur et de fatigue coulent le long de les joues.,Je les chasse du revers de la main.
Soudain, je trébuche mon pied se prend dans une racine me faisant voler en avant, j'essaye de me relever mais en vain, mes jambes ne veulent plus me porter, je suis comme paralysée. Je me cache derrière un arbre et me recroqueville sur moi-même en ramenant mes jambes à ma poitrine. Je ferme les yeux et essaye de me calmer, mes larmes ne s'arrête plus et mon cœur bat à une vitesse folle.
''Aurore !''
Cette voix se rapproche et me glace le sang. J'ouvre les yeux, essaye de me relever et me remets à courir difficilement.
''Rien ne sert de courir, je ne m'épuise plus moi je te rappelle !''
Je me mets à courir encore plus vite mais je me cogne dans quelque chose, je lève les yeux et mon regards croise le sien, ses yeux rouges me glace une nouvelle fois le sang. Je me lève doucement et regarde autour de moi pour trouver une issue ou une solution.
''Tu ne peux pas t'échapper !''
Mon regard rencontre de nouveau le sien, je frissonne de peur et de froid. Son visage, je ne peux le voir, l'obscurité est trop présente. Son regard dur s'accroche au mien. Je vacille, fatiguée, comme si l'on enlevait chaque onces d'énergie en moi tellement fatiguée et effrayée par ses yeux rouges sang si glacial et pourtant son corps bouillonne, je peux le sentir.
Je me réveille en sursaut et en sueur. Heureusement ce n'était qu'un cauchemar, un cauchemar que je vais quasiment toutes les nuits.
" Peat attend patiemment mon arrivée sous le préau de la cour. Plus je me rapproche, plus je me rends compte à quel point ce mec est bien bâti. Une veste en cuire marron met en valeur ses larges épaules, un jean délavé parvient à dévoiler la forme du muscle de ses cuisses qui roulent sous sa peau.
Il s'avance a son tour, un sourire charmant enveloppe son visage d'une douceur inouïe. Ses dents sont blanches comme des diamants de porcelaine. Chaque geste qu'il fait, chaque trait de son corps... montre qu'il est construit à la perfection. Sa beauté m'ensorcelle comme si le fait de le regarder m'empoisonnerait à tout jamais. De la buée floute ma vision et plus je m'en approche plus mon cœur vibre de plus en plus fort dans ma poitrine à chacun de mes pas. Je m'arrête net dans ma marche, quand je réalise qu'il effleure de quelques centimètres mon corps, qui paraît se faire tout petit à ses yeux. Je deviens une proix face au prédateur. Sa carrure imposante n'est pas digne de ce qu'il en est à l'intérieur, car de sa voix la plus tendre, il me balance les trois mots les plus banals de la terre.
- Salut ça va ?
Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase ? Une multitude de fois tous les matins... elle se répétait inlassablement dans la cour de récré, derrière l'écran de mon téléphone, puis surtout quand je rentrais à la maison... alors je lui lance d'un ton exaspéré.
- Pourquoi ça n'irait pas ?
Il met un long moment avant de répondre.
- Parce que tu souffres toi aussi. "
【 EN RÉECRITURE 】
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