le garçon de la rue.

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WpMetadataNoticeLast published Fri, Feb 3, 2023
𝘪𝘭 passait souvent dans ma rue. j'm'en souviens très bien. c'est comme ça que je l'ai vu pour la première fois. il courait comme à son habitude, je présume, sur le trottoir boueux en novembre. quel temps glacial il faisait, j'étais contre mon radiateur, dans une chaleur agréable. et j'ai tourné ma tête pour voir le décor, comme à mon habitude. les grands arbres étaient teintés d'orange, jaune et de marron. j'aimais l'automne. et puis mon regard s'est posé sur lui, lui qui courait. et j'avais lâché timidement, dans un murmure pour moi-même, "qui pouvait bien courir en un temps pareil ?" et j'étais retourné à mes travaux. 𝘪𝘭 était « le garçon de la rue ». s/o hiba pour la cover.
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Maël est similaire aux vagues. Il est bien trop brisé pour s'extirper de ses cauchemars lui-même. C'est un jeune garçon aux cheveux blonds cendrés qui ne cesse de suffoquer en repensant à ses souvenirs, à ses songes et à ses rêves éveillés... Il lutte du mieux qu'il peut pour ne pas l'oublier, lui, et pourtant, dans un même mouvement, il passe par ma fenêtre en boxer, tee-shirt, avec ses éternelles Converses qu'il n'a, une fois de plus, pas lacées. Maël, c'est un ange déchu qui a contemplé la mort. Il s'est mesuré à elle, allant jusqu'à se noyer pour préserver ses souvenirs... Quant à moi, je me suis contenté de le rattraper dans un moment crucial. J'ai couru après lui, j'ai nagé, j'ai hurlé... Mais en retour, il a seulement rédigé ces quelques mots : « Ne pourchasse pas le chaos sans lumière. ». Alors je suis devenu la plus éblouissante des lumières, pour qu'il puisse s'asseoir entre mes jambes lorsque le soleil se couche, et que les battements de son cœur soient un tant soit peu apaisés. Je dois avouer que... Je ne pourrais plus me lever le matin si j'apprenais qu'il n'est pas en train de dessiner, assis à sa fenêtre. Je suis tiraillé par l'envie oppressante de plonger dans son regard ou encore celle de courir après lui à deux heures du matin, pour qu'il ne soit pas seul lorsqu'il ressent le besoin de se réfugier à la crique. J'ai envie de l'embrasser lentement, sensuellement, jusqu'à ce que le souffle lui manque et qu'il comprenne qu'il suffit de séparer nos lèvres de quelques millimètres seulement pour qu'il puisse reprendre son souffle, et affronter les terribles épreuves de la vie.

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