Florilège d'épines

Florilège d'épines

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WpMetadataNoticeÚltima publicación vie, dic 16, 2022
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Poesía
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Petit bouquet de ronces ténébreuses et maussades qui renferme en son cœur quelques fleurs de l'Éden. Chaque ronce en sa sève porte l'admiration pour ces mandalas conçus par le grand Architecte ; le long de leur tige les épines sont placées dans un intervalle se voulant toujours régulier avant d'être associées deux à deux sous l'aiguiseur, chaque binôme ayant un schéma tout tracé, de sorte qu'un œil vétéran puisse en contempler la correspondance au millimètre près. On tombe quelquefois sur une tige vieillie ; les feuilles sont séchées et les pointes imparfaites. Quand on l'observe plus, on voit qu'un jardinier, débutant certainement, a cru bon d'y graver l'époque où elle venait d'être fraichement coupée. Mais le fleuriste a vu dans leur rude nature une beauté mystique, un charme taciturne ; il les a donc unies en ce présent bouquet dont il voudrait prouver la parfaite harmonie en l'exposant ainsi à qui voudra le voir.
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#537
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" Peat attend patiemment mon arrivée sous le préau de la cour. Plus je me rapproche, plus je me rends compte à quel point ce mec est bien bâti. Une veste en cuire marron met en valeur ses larges épaules, un jean délavé parvient à dévoiler la forme du muscle de ses cuisses qui roulent sous sa peau. Il s'avance a son tour, un sourire charmant enveloppe son visage d'une douceur inouïe. Ses dents sont blanches, aussi blanche que de la porcelaine. Chaque geste qu'il fait, chaque trait de son corps... montre qu'il est construit à la perfection. Sa beauté m'ensorcelle comme si le fait de le regarder m'empoisonnerait à tout jamais. De la buée floute ma vision et plus je m'en approche plus mon cœur vibre de plus en plus fort dans ma poitrine à chacun de mes pas. Je m'arrête net dans ma marche, quand je réalise qu'il effleure de quelques centimètres mon corps, qui paraît se faire tout petit à ses yeux. Je deviens une proix face au prédateur. Sa carrure imposante n'est pas digne de ce qu'il en est à l'intérieur, car de sa voix la plus tendre, il me balance les trois mots les plus banals de la terre. - Salut ça va ? Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase ? Une multitude de fois tous les matins... elle se répétait inlassablement dans la cour de récré, derrière l'écran de mon téléphone, puis surtout quand je rentrais à la maison... alors je lui lance d'un ton exaspéré. - Pourquoi ça n'irait pas ? Il met un long moment avant de répondre. - Parce que tu souffres toi aussi. " 【 EN RÉECRITURE 】 TW* 15+

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