GOUVERNEUR DE LA ROSÉE

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WpMetadataNoticeLast published Sun, Mar 24, 2024
Manuel, fils unique d'un couple de paysans, Délira et Bienaimé, revient dans son village de Fonds-Rouge, en Haïti, après quinze ans de dur labeur passés dans les plantations de canne à sucre à Cuba. À son retour, Manuel ne reconnaît plus sa terre natale adorée, où régnaient jadis l'abondance et la fraternité : la communauté des habitants est profondément divisée depuis un partage foncier qui a mal tourné ; le paysage a par ailleurs connu des mutations considérables et en apparence irréversibles. Le paradis perdu dont Manuel se souvient, la terre fertile que le coumbite, le travail collectif de la terre basé sur les notions de partage et d'entraide, permettait de cultiver harmonieusement, est à présent ravagée, déboisée, aride, et la rivalité entre les habitants a remplacé l'entente fraternelle d'antan. Manuel tombe amoureux d'Annaïse, une jeune paysanne rencontrée sur le chemin et appartenant au clan ennemi. Fort de son expérience cubaine, dont il a tiré une grande habileté rhétorique et pratique, il s'impose peu à peu en tant que chef naturel de la communauté des habitants de Fonds-Rouge, et se fait l'artisan infatigable de la réconciliation. Prospectant sans relâche dans les alentours, il trouve la source qui permettra d'alimenter en eau tout le village, mais Gervasien, l'un des habitants du clan adverse crispé sur une rancune ancestrale et opposé à la réconciliation par l'eau, le poignarde à la fin du roman. Malgré cette mort tragique, les paysans mettent en place le dispositif d'irrigation qu'il avait imaginé, et Manuel devient le héros du renouveau de la communauté, un héros écologique dont Annaïse, enceinte de lui, perpétuera l'esprit et la mémoire. Roman de l'amour de la terre et du peuple noir, ode à la fraternité et éloge de l'héroïsme populaire, peuplé de nombreux personnages-symboles, Gouverneurs de la rosée est un grand classique de la littérature haïtienne..
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"Le monde est un long texte à toujours corriger"... ainsi commence le poème traditionnel que tous les petits Ormingiens apprennent. Ainsi que "ils", après vous, c'est l'autre. Arglarenzor, qui est passé par l'école, ajoute même : l'ennemi. Orminge est un pays où l'on voit des pinces de crabes dans les constellations, où l'on déclare son amitié et où l'on compte en base trente. Fictif mais réaliste, il est doté de son art, de sa culture et de son histoire. Arglarenzor Muly-Aven, devenu maire de Stipy-Stipy-Van, mi ville mi campagne et neuvième commune de l'Orminge, instaure "l'Agonistie", un système compétitif où ceux qui proposent les meilleures idées sont au pouvoir : enthousiasme de la nouveauté, l'idée paraît bonne et commence bien au fur et à mesure du mandat. Bien vite, des voix se distinguent. La voix grave de Leïanor Ren, réparateur d'ascenseur (comme dans la fiction moderne la plus connue de l'Orminge, une amourette sur fond de dystopie qui lui met la honte). Celle d'Oswalda Aven (vingt cinq ans), catastrophiste cousine du Maire travaillant dans l'administration. Côté campagne, Olivia Aïela, vingt ans, ouvrière agricole, cherche sa place dans sa fratrie et l'amour de Gaïanor Nupy, le jeune serviteur d'Oswalda. Idylles, labeur quotidien, idées neuves, sont peu à peu troublées par Arglarenzor qui, semblant écouter les voix, ignore les critiques. Roman au premier jet achevé, expérimental, je lui donne la dure mission d'être un "joyeux roman social" : le social c'est souvent le sordide, mais il s'exprimera ici dans la joie. (L'auteur.e Liv Pirosh accepte les retours constructifs mais annonce qu'une relecture est en cours, vous n'en lisez qu'un premier jet écrit en neuf mois, comme un bébé !) Environ 30 000 mots.

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