Nos promesses au ciel.
Cimetière Ain Beida, Oran
5 août 2025 , 7 heures 15
Assise face à la seul chose qu'il me reste de toi, je laisse mes pensées se perdre dans le silence.
Depuis mon retour en Algérie, ce pays qui est le nôtre, je viens te voir chaque matin. C'est devenu mon rituel, ma respiration, ma nécessité depuis presque un mois.
Le vent frais du matin effleure mon vissage noyer de larmes. Mais c'est ton absence qui me glace. Si seulement je pouvais revenir là où tout était encore possible...
Je t'aurais serré plus fort.
Je t'aurais murmuré tout ce que je croyais avoir le temps de te dire.
J'aurais volé des instants à l'oublie.
Aujourd'hui, il ne me reste que cette pierre qui garde ton nom, et mon cœur pour garder ton histoire.
Assise face à elle je dépose mes mots dans le vent, priant pour qu'ils traversent l'invisible et vienne se posé sur ton âmes.
Et si mes mots ne t'atteignent pas, alors que le ciel lui, sache que je t'aime encore et toujours pour l'éternité.