Twins : Le peuple souterrain

Twins : Le peuple souterrain

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WpMetadataNoticeLast published Tue, Feb 4, 2025
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Fiction
Paranormal
« Tu es une Twin, commença Niels. - Et c'est quoi ? s'inquiéta Emy. - C'est là que les mots sont plus durs à trouver qu'une démonstration, précisa Gabriel. » Gabriel tendit sa main à Niels sans lâcher Emy du regard. Le second garçon l'attrapa et ils se rapprochèrent à s'en coller. La peau des deux garçons commençait à se coller l'une à l'autre comme s'ils étaient des frères siamois. Leurs bras se collèrent l'un à l'autre et n'en devinrent qu'un. Leurs épaules entrèrent en contact et fusionnèrent alors que le corps de Niels était soudainement propulsé derrière celui de Gabriel, continuant de se mélanger l'un à l'autre telle une pâte qu'on malaxerait. La tête de Gabriel se recouvrit alors de plumes et son visage s'allongea en un bec jaune. Quant à Niels, tout son corps se couvrait d'un pelage brun clair. Le visage de Niels s'enfonça dans l'arrière de la tête de Gabriel. Ce dernier tomba en avant sur deux pattes griffues. Deux grandes ailes s'ouvrirent alors dans leur dos et une queue velue frappa l'air derrière eux.
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#55
désert
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Chaque pas était mesuré, calculé, un équilibre fragile entre silence et rapidité. Les prédateurs ne manquaient pas. Et ils n'étaient pas tous des bêtes. Son souffle formait de petits nuages ​​blancs devant son visage, et malgré les canapés de vêtements usés qui recouvraient son corps maigre, elle sentait l'hiver s'insinuer sous sa peau, ronger ses os. Elle s'arrête un instant, tendit l'oreille. Rien. Pas un oiseau, pas un craquement. Seulement le murmure du vent dans les branches mortes. Elle connaissait cette forêt. Elle l'avait apprivoisée. Un abri fragile au milieu du chaos, mais un abri tout de même. Elle avait appris à lire ses signes, à sentir quand elle était seule... et quand elle ne l'était pas. Aujourd'hui, elle ne l'était pas. Un frisson coule le long de sa colonne vertébrale. Pas de bruit, pas d'ombre furtive entre les arbres, mais une sensation sourde, une certitude instinctive qu'elle n'était plus la seule à fouler ce sol glacé. Lentement, elle recula, effaçant ses traces derrière elle, jusqu'à atteindre l'orée du bois. À quelques centaines de mètres, dissimulée derrière un enchevêtrement de ronces et de branchages, sa cabane dans les arbres dominait une petite clairière. Son sanctuaire. Elle grimpa rapidement à l'échelle de corde et referma le piège derrière elle, s'accordant enfin un soupir. Ses muscles se relâchèrent, juste un instant. Puis elle se figea. En bas, à la lisière des bois, une silhouette se dessinait dans la brume. Immobile. Un homme. Grand, massif, un fusil en bandoulière. Même à cette distance, elle le savait. Ce n'était pas un pilier affamé. Pas un rôdeur désespéré. Il bougeait trop lentement, trop calmement. Il la traquait. Eilidh venait d'être repérée. Et elle savait que les hommes comme lui ne lâchaient pas leur proie.

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