Asylum (En Arrêt)

Asylum (En Arrêt)

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WpMetadataNoticeLast published Sun, Nov 8, 2015
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Fiction
Horror
Je m'appelle John, et c'est une des seules choses que ma pauvre mémoire n'a pas abandonné. J'ai arrêté de compter les mois, les années désormais. Fait-il nuit ou jour ? Je ne me souviens à peine à quoi ressemblait la lueur du soleil. Je suis enfermé dans ce bâtiment qui était censé soigner ma maladie, et non pas l'empirer. Les médecins sont tous partis, je n'ai plus aucun signe d'eux. Il reste un seul et unique docteur maintenant. Il dit que tout sera bientôt fini. Mais chaque moment passé dans cet endroit décuple notre souffrance devenue habituelle, au point que nous ne la ressentons plus. Les cris retentissent chaque secondes dans nos oreilles, à moins que cela ne soit des minutes, ou des heures. Je n'ai plus aucune perception du temps. Et c'est seul dans ma chambre, que je plante les ongles dans ma peau saturée, blanche comme un de ces médicaments que le médecin nous force à prendre, et me sens ainsi vivant. Suis-je d'ailleurs vivant, ou est-ce une illusion ? À vous d'en juger.
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#170
psychopathe
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Je n'ai jamais cru aux cauchemars éveillés. Je pensais que l'horreur avait des visages évidents : ceux des criminels, d'ombres qui vivent loin des gens comme moi, rangée, studieuse, future interne en médecine. Mais ce soir-là, tout a basculé. J'avais trouvé un simple petit sachet blanc sous le lit de Charlie. Ma petite sœur. Dix-sept ans. Trop jeune, trop fragile, trop belle pour ce monde. Alors j'ai fait ce que toute grande sœur ferait. Je suis partie le retrouver. Le responsable. Le dealer. Celui qui l'avait détruite. Je voulais le dénoncer, appeler la police, lui faire payer. Mais je ne savais pas que ce monde-là obéissait à d'autres règles. Je ne savais pas qu'en allant le chercher, c'était moi qui allais me perdre. Des larmes de sang, des roses sans épines, un corps sans molécules et une fin sans chapitre. Dans mon monde, personne ne s'assemble, mais tout le monde se ressemble.

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