Il y a ce qu'on montre.
Ce qu'on cadre, ce qu'on raconte, ce qu'on met en avant dans une story de quinze secondes.
Et puis, il y a tout le reste.
Le silence quand les caméras s'éteignent.
Les regards qui durent un peu trop longtemps entre deux vannes.
Les mots qu'on ne dit pas, parce qu'on est censé être "pro", "drôle", "détaché".
Moi, je suis arrivée dans ce monde sans vraiment savoir où poser mes pieds.
Eux, ils étaient déjà bien installés. Brillants, sûrs d'eux, habitués aux projecteurs.
Et lui...
Il n'avait rien d'un prince. Trop franc, trop rapide, trop lui-même.
Mais c'est dans les creux, dans les moments volés entre deux séquences,
que j'ai commencé à le voir vraiment.
Et peut-être qu'à ce moment-là, lui aussi m'a vue.
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