Prologue.
Cela faisait longtemps que la vie avait perdus de ses couleurs, que les gens ne riaient plus autant et que la joie avait quitté nos cœurs. Cela faisait également longtemps que 99,9 % de la population mondiale était pauvre, trop pauvre pour accéder aux soins. La joie n'était pas le seul sentiment à nous avoir déserté la culpabilité et l'amour nous était également presque inconnus. Car pour survivre, les sentiments sont inutiles et même dangereux. C'était pour ces raisons que des enfants comme moi s'étaient retrouvés abandonnés dans la rue, parce que les adultes ne s'encombraient pas d'enfants inutiles, parce qu'ils n'avaient pas d'argent ou de temps, parce qu'ils n'avaient pas la contraception ou l'avortement. Parce qu'ils n'avaient plus d'amour pour nous.
Alors on se débrouillait, comme on pouvait. Je suis Elne, plus connus sous le nom de Blue. J'ai débarqué dans la rue j'avais dix ans, et au moment ou tout se passe, j'en ai seize. Pendant un an j'avais réussis à survivre comme je le pouvais, donc à fouiller dans les poubelles ou à voler, mendier ne servant à rien. Au bout de cette dure année, vers mes onze ans j'avais été recueillit par une famille. Celle que l'on choisit avec le cœur. Nous sommes plus une bande d'amis qu'une réel famille, mais nous nous occupions les uns des autres. Nous étions tous des enfants, allant de quatre à seize ans, au moment ou je suis arrivée du moins. Nous venions tous de la rue.
Quand je suis arrivée, il n'y avait pas grand monde, ce n'était que le commencement. Quand j'avais seize ans, je la voyais s'étendre, grandir et s'embellir avec émerveillement. Parce qu'en plus d'être une famille, nous tentions de donner de la couleur à cette ville aux murs trop gris.
Je suis Elne, mais on m'appelle Blue. J'avais seize ans, je vivais dans un parc avec mes amis et je tentais de rappeler au monde que les couleurs existent, grâce à la danse et la musique. Et rien qu'avec ça j'étais heure
La vie n'est qu'un puzzle. Chaque épreuve, chaque obstable, chacune des joies, des peines, des souffrances, des pertes que nous vivons est une pièce qui apparaît. Je n'ai que 16 ans. Et j'en ai perdu une. Lorsqu'une partie du puzzle disparaît, elle peut être perdue à vie. Si le puzzle à perdu la pièce centrale, le dessin pourras t'il apparaître ? Est ce la peine de continuer de le construire si le sens n'y est plus ?
J'aurais pu le détruire il y a des mois de cela. On m'avait dit que n'importe quel autre choc pourrait m'être fatal.
Mais c'est grâce à une rencontre, trois ans plus tard, que j'ai pu réellement recomencer à vivre.
Pendant quelques instants, j'ai cru que je pourrais tourner la page. Que je ne survivrais plus. Que je pourrais enfin vivre.
"Un autre choc".
Je ne sais pas pourquoi je suis encore là. Encore vivante.
Vous me direz certainement que mon histoire est pleine de clichés. Mais ce n'est que le début.
"Je tombe. je me sens entraînée vers un sol que je n'atteins pas. J'ai beau crier -ou en tout cas c'est ce que je pense faire- personne ne me répond. Il fait noir, seule une faible tâche de lumière blanche . J'ai peur. J'ai mal.
Des centaines de questions se bousculent en moi et auxquelles je ne peux répondre : où suis-je ? Je ne sais pas. Comment suis je arrivée la ? pourquoi !?
Je me sens partir
Ce n'est pas ainsi que je voulais finir... Adieu."