C'était un garçon brun, perdu, sans nom qui s'éveilla seul dans un palais, où chaque porte, chaque front murmurait : « Qui donc étais-tu ? »
Il tenait, pâle, entre ses doigts, un vieux miroir aux lignes d'or,
Qui reflétait, non pas sa foi, mais mille visages de lui, criant encore.
Les couloirs saignaient de couleur, les poupées au mûr riaient sans raison, et dans les murs écarlate, d'étranges fleurs répandaient l'oubli à profusion.
Il marcha dans les couloirs l'âme entre deux temps, poursuivi par des chants d'enfant, des ombres douces aux yeux brûlants qui l'appelaient en murmurant : "tu ne te connais pas reste avec nous". Vers chaque épreuve qu'il traversait devint un reflet, un souvenir qu'il n'osait voir, une vérité qu'il rejetait, Enfouie sous des draps de noir.
Au centre du château, une pièce en sommeil, où l'attendait une double mort .
Même regard, même œil de vermeil, mais le sourire est un peu plus fort.
Alors le garçon comprit tout, Qu'il s'était enfui pour ne pas chuter face à la vérité.
Mais qu'à force de fuir le trou, Il avait cessé d'exister.
Il tendit le miroir brisé, vers ce puits de néant.
À son reflet, sans haine ni peur.
À travers ce miroir, il le jeta avec tout ces choses horribles qu'il reflétait.
Et tout devint rêve... ou bien rumeur.
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