Ce recueil porte un titre étrange, né d'une blessure intime : AVW.
Il vient de l'idée de l'AVC - mais ici, la lettre fatale n'est pas le hasard, c'est celle du prénom de celui qu'on aime. Pour moi, cette lettre est W, celle de Walid.
Ces pages racontent une histoire fragile et ardente : la mienne avec lui.
C'est un flirt, mais il brûle comme une flamme. Il est distant parfois, proche d'autres fois. Il fume, il boit, il se perd peut-être, et moi je tremble entre la peur de le perdre et la joie immense qu'il me donne quand il est là.
Nous avons cinq ans d'écart : j'ai dix-sept ans, il en a vingt-deux.
Entre nous, c'est un vertige, un équilibre fragile, une mélancolie lumineuse.
Écrire est ma façon de retenir ce qui m'échappe, de déposer ma douleur et mon amour dans l'encre.
AVW, c'est mon cœur qui vacille entre lumière et ombre.
C'est l'aveu que, même si je souffre, j'ai choisi d'aimer.