Je le fixe, le cœur tremblant. Dans quelques secondes, il va me détester. Me haïr. Je suis peut-être en train de commettre une grosse erreur, peut-être que je le regretterai demain, mais à cet instant précis, c'est ce qu'il faut faire. Alors je le lui dis, le regard fuyant :
— Nous deux, c'est terminé, Ayven.
Il me regarde, l'air hagard, ne comprenant probablement pas ce qui se passe. Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, je suis déjà en train de m'en aller, les larmes aux yeux, priant qu'il n'essaie pas de me retenir. Qu'il m'oublie et passe à autre chose.
Mon souhait s'est réalisé : pendant des années, je ne l'ai plus revu… jusqu'à ce que nos chemins se croisent à nouveau.
- Pourquoi pas ?
- Parce.. parce que non seulement je ne te connais que depuis quelques jours en plus je ne suis pas à toi voyons, lâche moi maintenant !
- Tu m'appartiendras peut être, tu n'en sais rien.
- jamais ! Maintenant lâche moi, ça y est là.
- jamais ?
- jamais !
Il allait dire quelque chose quand on a entendu un klaxonne et quelqu'un l'appeler c'était sûrement le mécanicien, il m'a lâché, j'étais complètement sonnée, à la porte il s'est arrêté et m'a dit :
- Ne jamais relever au défit un homme, toi tu seras à moi Sadeiya Djoumane Haïdara, c'est moi qui te le dit.
Nous avons tendance à assister à des alliances de toutes sortes dans nos chères sociétés Africaines : d'amour, forcés, familiales, sous contrat, ou par intérêt... Cependant un à la suite d'un défit où devrais-je dire à la suite d'obstination effrontément démesurée et caractérisée ....c'est, et sans doute, carrément autre chose.