Je l'ai rencontrée sans l'attendre.
Elle riait avec mes sœurs ce jour-là,
et moi, sans rien dire, j'ai su qu'elle allait marquer ma vie.
Il y avait dans ses yeux une lumière douce,
un éclat de paix et de mystère,
comme si le ciel lui-même avait choisi de passer par son regard pour me troubler.
Au début, elle n'était pas à moi - elle appartenait déjà à quelqu'un d'autre.
Alors je me suis contenté d'être son ami,
de cacher mes sentiments derrière des sourires timides,
en espérant que le destin, un jour, se souvienne de moi.
Et ce jour est venu.
Elle est redevenue libre, et nos âmes se sont reconnues.
Nos mots, nos silences, nos gestes... tout parlait d'amour.
C'était simple, vrai, presque sacré.
Avec elle, je me sentais meilleur, complet.
Mais l'amour, parfois, ne meurt pas de manque... il meurt d'orgueil.
J'ai laissé mon insouciance blesser ce cœur qui m'aimait sans conditions.
Je lui ai mal parlé, j'ai douté d'elle,
j'ai laissé les autres filles troubler la pureté de notre lien.
Et un jour, elle est partie.
Pas parce qu'elle ne m'aimait plus,
mais parce qu'elle n'en pouvait plus d'avoir mal.
Depuis, son absence me suit comme une ombre fidèle.
Elle m'a appris le goût amer du regret,
et la beauté douloureuse d'un amour qu'on n'a pas su protéger.
On se parle encore, parfois,
comme deux cœurs qui feignent l'amitié
pour ne pas avouer qu'ils s'aiment toujours.
Elle est avec un autre,
mais je sais que quelque part, dans un coin de son âme,
mon nom vit encore.
Moi, je l'aime encore - différemment, silencieusement,
avec la tendresse de celui qui a compris trop tard.
Et si le temps ne nous réunit plus,
alors qu'il garde au moins nos souvenirs.
Parce que certaines histoires ne s'effacent jamais :
elles dorment dans le cœur,
comme un feu discret qu'aucune distance ne peut éteindre.
Všechna práva vyhrazena