
« L'animal se repaît, l'homme mange, l'homme d'esprit seul sait manger. » Cette sentence célèbre de Jean Anthelme Brillat-Savarin dans sa Physiologie du goût (1825) souligne une distinction fondamentale : si la nutrition est un impératif biologique commun à tout le règne animal, le repas est, quant à lui, une construction purement humaine. Bien plus qu'une simple ingestion de calories destinées à assurer la survie de l'organisme, le repas constitue un « fait social total », selon l'expression de Marcel Mauss. Il est le point de confluence où s'articulent nos besoins physiologiques, nos héritages culturels, nos structures sociales et nos aspirations symboliques.Todos os Direitos Reservados
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